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le 12 juin 2026
SuivreRencontres du Pire Type !
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Daniel serait prêt à échanger les preuves compromettantes qu’il a dérobées contre son amie Jane, retenue prisonnière par les agents d’une société privée experte en sécurité. Pendant ce temps, Margaret, Miss Météo à Kansas City, éructe en direct un langage inconnu. Le secret des secrets est sur le point d’être révélé.
Après avoir conté son histoire familiale dans The Fabelmans, Steven Spielberg revient à ses premières amours et s’autocite. Aliens, le retour. Ici, on jette ou écrase beaucoup de téléphones après usage. Et un retour à la maison est jugé nécessaire pour rejouer l’acte fondateur, hommage inattendu à Blanche-Neige, où les animaux numériques qui la visitent manquent cruellement de vérité. Malgré les nouvelles technologies, le réalisateur demeure plus à l’aise avec le granuleux des dinosaures. Sa mise en scène reste certes agile, mais son propos sur les rencontres du troisième type – proche d’un scénario à la Dan Brown, l’esprit ludique en moins – ne passionne guère. Les personnages agissent en se demandant constamment pourquoi ils font ce qu’ils font. Daniel, le scientifique, et Margaret, qui parle au cœur des gens, sont-ils des élus ou des entités autres ? Et que deviendrait Dieu si nous apprenions que nous ne sommes pas seuls ? La question est posée sans détour à travers Jane, la novice.
Quant au grand méchant Colin Firth, il fait tout pour les arrêter sans jamais vraiment convaincre de ses motivations. À une époque de faits alternatifs où la vérité est si aisément emportée ailleurs par des présidents malaisants ou autres complotistes, divulguer des archives secrètes ne paraît plus si explosif. Les États-Unis ont récemment déclassifié leurs dossiers sans provoquer de révolution. Mais Tonton Steven, un an plus âgé que l’affaire Roswell, a envie d’y croire, encore et toujours, et insiste pour que l’on y croie aussi, quitte à nous asséner ce coup de botte de catcheur en pleine face.
(5.5/10)
@cinefilik.bsky.social
Créée
le 21 juin 2026
Critique lue 7 fois
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