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le 12 juin 2026
SuivreRencontres du Pire Type !
Je vais débuter cette critique par une question un peu provocante : si cette purge n'avait pas été réalisée par Steven Spielberg, mais à la place par n'importe quel réalisateur de dixième zone,...
À quel point devons-nous encore croire au pouvoir des images et des fictions ? Spielberg se fait ici le prédicateur de ses fidèles. Son sermon est limpide : le monde court à sa perte, nous sommes en train de l'anéantir, et bientôt plus aucune image ne pourra témoigner de ce qu'il fut. Seul le cinéma, dans l'obscurité de ses salles, conservera la mémoire du monde et le pouvoir d'en raviver les fantômes du passé.Mais, en bon croyant, Spielberg se fourvoie dans une naïveté confondante. Il s'enferme dans des fictions américaines devenues dévitalisées. Depuis ce point de vue, n'est-il pas devenu étranger à la complexité du monde qu'il prétend filmer ? C'est précisément là que la fin achoppe. En accumulant des images-chocs qui produisent instantanément l'effet recherché, Spielberg fait paradoxalement l'impasse sur le réel : une guerre omniprésente, mais toujours envisagée depuis un regard occidental qui continue de revendiquer le monopole du récit.
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