Le plus affligeant pendant ce film, je crois bien que ce fut la scène finale, les montées de voix et les expressions de joie des autres spectateurs nous ont perturbé moi et mon pote, nous nous sommes regardés et on s'est bien sentis cons.
"Mais putain c'était quoi ça ?", "Attends, la bande de filles derrière fait vraiment un débat là-dessus ?", "Pourquoi ils sont si émus devant ce truc alors qu'on a qu'une envie pendant tout le film, c'est de foutre un coup d'pied au cul à l'héroïne et de mettre un coup d'genou dans les côtes du bogoss de service, hein pourquoi ?". Et d'autres choses du genre... J'avais envie d'aller aux toilettes après ce que j'avais vu, par peur de défequer dans mon nouveau calbut...


Les deux premiers épisodes, ça se tenait sans être irregardable. Disons que dans celui-ci, le message très "humaniste", voire NIAISEUX (en gros c'est "Prenons-nous la main mon bel étalon, et bâtissons un monde meilleur"), et le scénario INUTILEMENT alambiqué, ne font qu'alourdir le visionnage. Dans les autres épisodes, j'en avais déjà rien à foutre des personnages mais ça allait encore car les films se suivaient bien, ce n'était pas nauséabond et l'aspect bordélique du scénario et l'hiérarchisation de l'univers s'entremêlaient pas trop mal. Dans ce troisième volet, les deux heures se font trop sentir, c'est très ennuyeux, assez anecdotique et sans surprise. D'autant plus que l'empathie pour les personnages est inexistante, on comprend bien qu'ils veulent nous dire quelque chose de profond sur une certaine forme de "discrimination" dont ils seraient les victimes, mais ça ne prend pas et la dernière séquence du long-métrage m'a donné tout sauf envie de connaître la suite.
Et le vrai problème de ce film est sans doute le passage d'une zone de conflit à l'autre, notamment la plus essentielle, celle qui les fait passer de l'autre côté du mur : on a aucunement l'impression que les personnages ont passé une étape importante. Ils auraient mieux fait de rester chacun dans leur faction et de continuer à se taper dessus et à se faire tatouer, ça n'aurait pas dénaturé le genre teen-movie. Alors que là, tout ce qu'ils réussissent à faire, c'est de laisser croire à des adolescentes de 16 ans qu'elles ont regardé et compris un film complexe qu'il faut avoir suivi amoureusement depuis ses débuts, auquel cas "tu peux pas comprendre, tavu".

Eren

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