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237 critiques
ZZzzzZz
Le plus affligeant pendant ce film, je crois bien que ce fut la scène finale, les montées de voix et les expressions de joie des autres spectateurs nous ont perturbé moi et mon pote, nous nous sommes...
le 12 mars 2016
J'avoue que je suis un peu perdu. Le 1 et le 2 étaient mauvais, pas foncièrement mauvais de bout en bout, il y avait quelques trucs à sauver quand même. Il faut reconnaître que, aussi nuls soient-ils, ils se suivent assez bien et conservent une certaine cohérence d’un opus à l’autre.
Pour Divergente 3, j’ai vraiment l’impression qu’ils n’en ont plus rien à foutre de cette cohérence et qu’ils ont balancé toutes les idées qu’ils n’avaient pas pu caser avant, pour nous servir un joyeux bordel où la merde s’entasse jusqu’à ensevelir chaque spectateur assez sympa pour avoir payé sa place.
Voilà déjà deux films qu’on nous bassine avec ce fameux mur entourant Chicago, censé protéger la population de la radioactivité et du néant extérieur. Et là, en quatre minutes montre en main, la barrière est explosée, les méchants neutralisés, le mur franchi.
Ok film. Laisse-moi juste deux minutes pour souffler et réaliser que ce qui vient de se passer n’est pas rien. Pas tant de réactions à l'écran, pourquoi ai-je l’impression d’être le seul à en avoir quelque chose à faire ?
Le métrage désamorce complètement toute l’attente construite autour de ce mur et, par extension, du monde extérieur.
Donc, avec juste une pince et un grappin, ils parviennent à s’enfuir de cette enceinte soi-disant infranchissable depuis deux films, et atterrissent dans un monde post-apo bien dégueulasse.
Parce que c’est trop mainstream de faire un désert ou des cailloux. Les ados aiment le dark bien gras, alors filtre rouge, cratères tous les deux mètres, et évidemment de la pluie. OU DU SANG PUTAIN, IL PLEUT DU SANG, OUAIS !! Heureusement que cette pluie a épargné la ville de Chicago, protégée tout ce temps par un peu de béton, ouf.
Ils sont recueillis par les habitants d’une autre cité un peu plus loin. Ou plutôt, ils étaient attendus, parce que élus, toussa toussa…
On les désinfecte des toxines du monde extérieur avec une espèce de douche mielleuse qui leur colle à la peau, les empêche de respirer quelques secondes et, visiblement, leur fait mal (wtf cette scène). Parce que oui, c'est bien connu dans le turfu : on ne fait pas un peu de fumée ou simplement de l’eau pour suggérer une désinfection en sas.
On leur explique enfin pourquoi le monde est dévasté. La faute aux capitalistes évidemment. Une méchante multinationale aurait voulu travailler sur le génome humain, et boom émeutes partout dans le monde, rébellion générale, guerre. Mais pourquoi ? Aucune explication. C’est improbable et incohérent. On sait qu’il y a eu une guerre, mais putain, ça part d’où et pourquoi ?! Et surtout, quel est le rapport entre des scientifiques qui bossent en labo et une apocalypse mondiale ?
Et pour illustrer la guerre nucléaire, ils projettent une vidéo de bombe atomique en train d’exploser. Littéralement la vidéo de nuke la plus connue sur YouTube, à savoir celle-ci : https://youtu.be/-4eLdRCP_I0?t=30s
Ah bah oui, ça coûte moins cher.
Donc ces humains, planqués dans leur cité futuriste, veulent créer un génome parfait. Comme s’il n’y avait pas déjà assez de castes (audacieux, érudits, fraternels, sincères, etc) et pour que le public ados - qu'on ne doit pas tenir en très haute estime ici - s'identifie encore plus facilement. "Parce que si toi aussi devant ton écran, tu t’es toujours senti à part, ce n’est pas un problème, c’est parce que tu es spécial, unique. Tu es peut-être … un divergent !!"
Et ce n’est pas fini. Désormais, il y a les déficients et les purs, et il faudrait purifier les déficients. Pourquoi ? On ne sait pas. C’est exactement le même problème que pour l’origine de la guerre : aucun contexte, aucune logique, aucune explication. On ne saura jamais vraiment ce qui distingue les deux groupes. Visiblement pas grand-chose, puisque Quatre est un déficient, mais il met des branlées à tout le monde, et a l'air de très bien se sentir dans ses pompes. Tris, de son côté, est une pure… mais il faut bien un prétexte de plus pour faire avancer l’histoire.
Bref Tris comprend le manège et les méchants présumés sont bien les méchants du film. Elle s’indigne, explique que c’est mal de diviser la populace en sous-groupe, qu’il faut rassembler les gens, être unis, tout ça... Mais c’est pas toi grognasse qui était tellement fière d’être acceptée chez les Audacieux, et pas chez ces lopettes d’Erudits ?
Finalement, le nazi bras droit du méchant n’est pas vraiment nazi puisqu’il aide Quatre à contrer le plan qui consiste à gazer toute la ville.
Tout le monde est content, tout le monde sourit. Et pour finir, on envoie un avion rempli d’explosifs s’écraser sur la ville d’en face. Seigneur, bénissez le bon goût.
Je sais qu’on ne dirait pas, en lisant une critique aussi limpide que celle-ci, mais le film est décousu au possible et il y a un sérieux problème d’écriture. Le scénario n’est déjà pas génial, mais tenter d’en faire quelque chose de compliqué pour se faire mousser… beh, ça se voit tout de suite, surtout quand c’est une bande de branleurs à la réal qui prennent leur public pour des cons.
Le jeu d’acteur est toujours aussi mauvais : troisième volet et toujours pas une once d’empathie pour qui que ce soit. Les effets spéciaux sont dignes d’une cinématique d’un jeu Xbox 360, surtout les vaisseaux…
Bref cet étron ne mérite pas votre attention, d’ailleurs je ne vois pas pourquoi je perdrai mon temps à finir d'ecr
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Créée
le 6 avr. 2016
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le 12 mars 2016
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