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le 18 mai 2026
SuivreCritique de Donnybrook par JonhkebabVK
Un drame long et confus, peinant à faire comprendre certaines motivations et actes quien découlent....
<i>Légers spoilers.</i>
Cette dernière décennie, sur les ruines du sinistre empire Sundance et de ses normes molles, un nouveau prototype de film indé US a commencé à voir le jour, qui semble encore largement se chercher, notamment dans son flirt plus ou moins prononcé avec le cinéma de genre (David Lowery, Ari Aster, Robert Eggers). <i>Donnybrook</i> est l’une de ces tentatives, à la fois motivante et peu concluante. Se ressourçant dans ce que le Hollywood 70’ eut de plus impérieux (<i>Apocalypse Now</i> est convoqué dès les premières images sur la rivière), Tim Sutton réussit la peinture plutôt réussie d’une Amérique sépulcrale, croisant les imageries récentes de Détroit (pauvreté, ruines et villes fantômes) et de l’univers mental torturé des vétérans de guerre. On plonge dans le pays comme on descend aux enfers (dès l’ouverture à la symbolique un peu lourde), sans pour autant que le film ait besoin de se rendre inutilement oppressant – il est plutôt occupé à façonner sa propre mythologie, qui fait avaler la pilule des éléments les plus glauques, ceux-ci apparaissant un peu moins racoleurs et gratuits en ce qu’ils participent d’abord à l’établissement d’un univers cohérent. Tout cela doit composer avec des manières prétentieuses (dialogues aux grandes ambitions, effets rhétoriques appuyés, grand écart entre l’horizon visé et les petits moyens déployés), et l’ensemble peine à soutenir un récit gauchement écrit (le personnage du flic, par exemple, disparaît du film aléatoirement). L’univers viril et ses femmes victimes, qui aggravent les normes de l’héritage seventies plus qu’il n’en offre une relecture, rend aussi parfois le film convenu. Bref, il y a du talent là-dessous, mais tout cela est encore trop léger, et ne tient franchement la route que par la présence positive de Jamie Bell.
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Créée
le 11 août 2026
Critique lue 2 fois
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