Parfois, la vie est plus douce quand on regarde des vidéos de chats sur Insta.
Et parfois, elle est bien plus dure quand on doit enquêter sur ses propres collègues policiers, au risque d’embraser tout un pays et de faire vaciller toute une institution.
Critique complexe, que je vais essayer de faire avec mes mots.
Dossier 137, c’est une enquête d’apparence anodine mais qui cache une réalité terrible.
Dans une période qu’on a tous connu (les gilets jaunes en 2018), je porte un regard différent sur les « victimes » de la police. Pour autant, même si leur image n’est pas reluisante, je n’ai pas trouvé le film anti-flic, contrairement à ce qu’on a pu me dire.
Une belle production française qui marche sur des œufs en permanence, sur le fil du rasoir du début à la fin.
L’enquête avance, et on se retrouve face à une enquêtrice impartiale, en quête de vérité, face à un système qui la dépasse et bien trop puissant pour elle.
Frustration, aberration, révélation, sidération… tout un tas de qualificatifs pour décrire ce film qui ne laisse pas indifférent et soulève une vraie remise en question de tout un corps de métier.
La réalité fait mal, la confronter encore plus, et la subir… insoutenable.
L’injustice dans sa forme la plus insidieuse, même si l’évidence et l’impunité laissent aucune place au doute.
DOSSIER 137 soulève un vrai problème éthique dans le monde de la police. Il pointe du doigt un système complexe qui mélange morale, opinion publique, corruption, vérité et mensonge. Un cas d’école vraiment intéressant et brillamment exécuté, pour un film terriblement efficace, et totalement sidérant.
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