Après « La nuit du 12 », Dominik Moll revient avec « Dossier 137 ». Alors que le premier traitait d’un homicide non résolu dans lequel une jeune fille était assassine en rentrant de chez elle d’une soirée, Moll s’attarde cette fois sur une affaire de bavure policière lors du mouvement des gilets jaunes à Paris et de l’enquête menée par l’IGPN sur celle ci.
Comparé au précédent, ce film-ci vient manier des sujets bien plus sinueux sur le plan politique : les violences policières (phénomène que certains nient carrément), le mouvement des gilets jaunes, le rôle de l’IGPN, la haine de la police….
Dans une volonté de vouloir retranscrire la réalité, le cinéaste va donc opter pour ligne de de récit de nuance, malheureusement c’est la nuance du centre. Aller soyons gentil, de centre gauche.
Une des scènes qui illustre cela c’est quand Lea Drucker et ses collègues mange au restaurant et discutent des violences dans le mouvement des gilets jaunes, ils se renvoient un dialogue assez faible et convenu où l’un critique ce qu’est devenu le mouvement des gilets alors qu’il était d’accord avec au départ, une autre critique les policiers qui dérape, pour qu’un autre viennent nuancer en disant qu’ils sont pousser à bout par leur hiérarchie…. Bref le genre de propos que l’on a tous déjà entendu dans une discussion autours des gilets jaunes et des violences policières.
Dans le film l’IGPN et ses agents sont empreint de bonne volonté pour traquer les mauvais flic, une réalité qui sera certainement contesté par beaucoup car on sait qu’il y a aussi bcp de corporatisme au sein de l’IGPN tant les enquêtes aboutissent sur rien, pour expliquer cela le film met ça plus sur le dos d’une bureaucratie et d’un arsenal législatif opaque qui empêche les enquêtes d’avancer. Ce que je nie pas mais le film au final se retrouve trop indulgent à mon goût avec les enquêteurs de l’IGPN.
Il y’a aurait encore à dire mais bref. ACAB