10 après le "Nosferatu" de Murnau, Tod Browning réalise la première adaptation officielle du roman de Stoker. On y retrouve donc le comte Dracula, redoutable vampire transylvanien, qui débarque à Londres pour s'attaquer à des jeunes femmes. Le souci du film est qu'il manque de personnalité.
D'une part l'intrigue, parfois maladroite, a été reprise des dizaines de fois par la suite, vu d'aujourd'hui elle apparait un peu superficielle. D'autre part, la mise en scène demeure conventionnelle. Mise à part quelques maquillages, et les décors de l'introduction, qui sont de petites touches expressionnistes sympathiques, l'ensemble est bien mené mais pas visuellement marquant. Quant aux acteurs, leur interprétation très théâtrale a pas mal vieilli. Heureusement, Bela Lugosi se révèle imposant, avec une présence magnétique qui influencera de nombreuses versions du personnage. Au final, "Dracula" est certes un classique, mais pas un chef-d’œuvre.