Le Dracula de Luc Besson c'est un peu une version pour les nuls du roman de Bram Stocker. Déjà qu'il semble s'inspirer grandement du film de Coppola il n'apporte rien de nouveau aux précédentes adaptations.
Avec un budget de 45 millions d'euros son film semble par moment manquait de cachet malgré de beaux décors et de beaux costumes, c'est durant les quelques scènes d'action que ce film montre ses limites.
Transposé à Paris cela ne change rien, le scénario trop creux n'est jamais prenant. Besson dit qu'il n'est pas un fan des films d'horreur du coup il a gommé tout suspense et noirceur. Au climat de mystère il préfère le romantisme. Une première partie qui se traîne en étant trop bavarde avec un récit qui avance lentement. Besson est plus intéressé par l'histoire d'amour d'ailleurs le sous-titre du film est A love tale. On peut même regretter que le film frôle le ridicule, il y a aussi par moment un humour second degré quelques peu malvenu dans ce type de cinéma.
Niveau acteurs il y a quelques faiblesses, on retiendra surtout Christopher Waltz en prêtre bavarois remplaçant le personnage de Van Helsing.
Sans m'attendre au film de l'année je ressors tout de même dépité de la salle avec une impression de gâchis alors que j'étais vraiment curieux de découvrir ce nouveau Dracula.