Il y a Bresson, prénom Robert , et il y a aussi Besson , prénom Luc …
Voilà que le Dracula du sieur Besson , prénommé Luc, débarque dans les salles obscures du cinématographe Lumière ….Rideau ! On est plongé dans le labyrinthe d’ un grand château vêtu de murs gothiques ,de bruit,de fureur et d’ amour romantique, tic, tac , le temps file ….
-Dracula, qui est- il ?
Un comte vampire, dans les Carpates et qui naquit vers 1435 après Jésus Christ.
-Hé…Nosferatu , qui est - ce ?
Un homme vampire …
- Un cousin de Dracula ?
Je ne sais pas….Et vous ?
Or donc , le long métrage commence en 1480….Imaginez un grand château , sombre et gothique , où Dracula et son amour vivent heureux ….Mais vous avez entendu (ou lu ) la vie romancée de Dracula et compagnie…. Une fois le premier acte clos, on aperçoit la Tour de monsieur Eiffel , fière et jeune , puisque l’ action se déroule juste avant l’ exposition universelle de 1889 à Paris , France …..
Comment Luc Besson a traité cette histoire ?
À la Besson ..Pardi!
À savoir:
Des fulgurances et des errances !
( Ah ! Je viens de trouver le titre de mon papier! …Youpie!…).
Des vraies fulgurances visuelles notamment dans le château ombrageux des Alpes de Transylvanie, à Paris avec Mina et le révérant officiellement chargé de la chasse aux vampires originels …En somme , les premiers nés….
Des errances étonnantes , par moment , au sein de l’ asile psychiatrique et au fil des scènes de bataille qui infusent une étrange sensation de banalité , de bâclage même et de fadeur visuelle et sonore .
Un bilan en mode ….Contraste ?
Oui …. Toutefois , le plan séquence conclusif diffuse une vraie mélodie poétique et métaphoriquement métaphysique !En effet , une sublime paréidolie se donne à admirer en conclusion de cette ouvrage cinégénique attrayante, romantico- gothique et trop fardée parfois ……
Vous avez bien lu ….Une sublime paréidolie !
Une parée eau dos lit …. Je vous vois ! Je stoppe, pour le moment , mes jeux de mots et de sons …
Or donc , une paréidolie se rapproche d’ une illusion d’ optique par laquelle tout humain associe une forme connue , comme un visage , un animal …, à un élément neutre . Il s’ agit d’ un stimulus visuel qui nous permet de trouver , avec plus ou moins d’ imagination,des formes familières dans des cumulus par exemple …….. Regardez et lisez ce qui suit :
La paréidolie est un processus psychologique captivant où l’esprit humain identifie des formes familières, telles que des visages ou des objets, dans des motifs aléatoires. Notre cerveau a une propension naturelle à détecter rapidement les visages, en se basant sur un modèle simple : deux yeux situés au-dessus d’un nez et d’une bouche. Cette reconnaissance se produit en quelques millisecondes seulement. De manière surprenante, une fois qu’un ‘visage’ est détecté, le cerveau ne le rejette pas comme une erreur de perception, mais l’analyse plutôt pour son expression faciale, tout comme il le ferait avec de véritables visages....
Léonard de Vinci, célèbre pour ses observations sur ce phénomène, encourageait les artistes à observer les murs tachés ou les pierres afin d’y puiser l’inspiration. Il percevait dans ces illusions d’optiques des paysages, des batailles, des visages et d’autres scènes, une pratique qui stimulait grandement son imagination et sa créativité artistique....
Cydonia, un célèbre exemple de paréidolie:
L’un des cas de paréidolie les plus célèbres est celui du ‘visage sur Mars‘. En 1976, la sonde Viking 1 de la NASA a capturé une image d’une formation de mesa sur Mars qui ressemblait étrangement à un visage humain....
Pour certains, les photographies du monstre du Loch Ness ne sont qu’un phénomène de perception erronée.
Quant aux nuages, ils représentent probablement l’exemple le plus courant de paréidolie, où les gens peuvent distinguer une variété d’images, allant des animaux aux visages, et bien plus encore. Cependant, la pareidolie ne se cantonne pas à une simple reconnaissance de formes. Elle tisse sa toile dans de nombreux domaines, révélant sa profondeur et sa complexité.....
La paréidolie joue un rôle crucial dans la psychologie, en particulier à travers le célèbre test de Rorschach, une méthode analytique qui explore les tréfonds de l’esprit humain....
Ce test, aussi connu sous le nom de test des taches d’encre, repose sur la projection. Il présente aux individus une série de taches d’encre ambiguës et symétriques, et les invite à partager ce qu’ils y voient. L’interprétation de ces images aléatoires révèle les processus de pensée, les émotions, et parfois les conflits internes de la personne.....
La pareidolie, dans ce contexte, n’est pas simplement une curiosité visuelle, mais un reflet de l’inconscient. Les réponses données par les individus lors du test de Rorschach sont analysées pour déceler des motifs cachés dans leur perception, offrant un aperçu de leurs désirs, peurs, et expériences passées. Aujourd’hui, le test de Rorschach reste un outil efficace qui exploite la perception visuelle comme un reflet de l’âme, fournissant ainsi une perspective unique sur les énigmes de la psyché humaine..... ( Voir le site internet sciencemystérieuse.com et celui - ci :
https://www.grapheine.com/wp-content/uploads/2015/04/pareidolia-1011__605.jpg).
Il est intéressant que Luc Besson ait pensé à cela pour son Dracula.
De la paréidolie au romantisme gothique, il y a un pertinent lien traité avec brio et banalité au fil des scènes de ce long métrage, où une petite musique extra -diégétique est diffusée et infusée par une boite à musique qui donne, ainsi, un élan ésotérique et cela est positif !
Merci pour la lecture.
Gérard Michel