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Figure fascinante du mal et de l’éternité, représentation de la « noirceur » du monde, le vampire incarne l’horizon indépassable de la mort. Alors que Besson veut privilégier le romantisme plutôt que l’horreur, il échoue à nous faire croire à une histoire d’amour passionnel défiant le temps. L’alchimie de la rencontre avec sa bien-aimée par-delà les siècles manque singulièrement d’émotions, de bouleversement intérieur. Quant au deuil pathologique de Dracula, il frôle le ridicule dans certaines scènes. Le réalisateur tend à faire un portrait de prédateur, aux appétits aussi toxiques que destructeurs (les femmes sont des victimes sans défense) L’idée d’une culpabilité qui pousse le vampire à combattre autant Dieu que lui -même aurait pu être intéressante mais elle n’est pas suffisamment exploitée.
Que dire encore de ces « plagiats » assumés : l’affiche a la même structure que celle du Nosferatu de Eggers, Dracula prend l’aspect du comte baroque dans le film de Coppola et il séduit les femmes par l’entremise d’un parfum envoûtant qui n’est pas sans faire référence au film de Tom Tykwer ( le parfum: histoire d'un meurtrier) . Quant aux diablotins qui habitent le château gothique, véritables clones des gargouilles de Notre Dame, ils sont tout simplement ridicules !
Quant à la mise en scène: amples mouvements de caméra, scènes qui s'enchaînent sans respiration, ressemblant à une série de clips, dialogues trop longs... Dommage pour l’ensemble d’un film qui ne convainc pas malgré de belles scènes ( la fuite éperdue d’Elisabetta dans la neige, sur une route émaillée de pièges à loups, et quelques batailles et costumes somptueux)
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Créée
le 2 août 2025
Critique lue 55 fois
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