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Le long silence qui suit le visionnage de cette pépite ....
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La force avec laquelle ce film vous gifle, la fermeté avec laquelle verrouille vos poumons ...
Un second visionnage des années après m'a replongé dans cette œuvre avec encore plus de plaisir que la première fois, je me rappelait à chaque silence, chaque phrase calmement et chirurgicalement assenée par Ryan Gosling à quel point j'adorais ce film, son propos, son ambiance sa dialectique visuelle.
Son regard empli de haine, de tristesse ou tout simplement ; vide ; vide d'émotions, de sens ou même de vie.
Une ambiance glaciale, organique et violemment dépressive qui m'a beaucoup charmé et presque attiré, comme un papillon de nuit attiré par la lumière vibrante et diffuse d'un néon dans la nuit.
Tout à propos car la colorimétrie du film tantôt obscur, tantôt flashy rend toutes ces lettres de noblesses au style et à cette époque, qui balance visuellement notre âme entre typo rose clichée, veste vintage coloré, rouge sang et bleutée de la nuit.
Film qui à lancé notamment sur le devant de la scène Kavinsky ou encore College et toute l'industrie naissante de la '' Synthwave '' '' Darkwave '' ou '' Retrowave '' ; il en est le prisme par lequel sa nostalgie glaçante, minimaliste et solitaire à su envouté le cœur de nombreux spectateur.
Une vibe personnellement très parlante qui m'a fait ressentir l'effet du '' He's litteraly me ! ''.
Une empathie presque instantanée renforcée par le fait que le personnage principal n'a pas de prénom, c'est un fantôme, un '' pilote " écrasé sous le point du monde de sa cruauté et qui face à tout cela, ce fait oublier dans un final laissant place à l'imagination.
Il n'en reste pas moins valeureux, fiable, respectueux et avec une éthique personnelle presque dangereuse et effrayante.
D'où viens-tu ? Que faisait tu ? Pourquoi es-tu si silencieux ? Ou as-tu appris à conduire, à te battre avec sang-froid ? Es-tu mort ? Ou vas-tu ?
Des questions sans réponses, à la discrétion du spectateur et de son imagination.
Une œuvre qui prend son temps, dans les plan, les séquences, le scénario qui renforce son ambiance pesante et lancinante. Une escalade de violence inattendue, sans fioritures, sans censure ; elle est froide, réelle et impactante. Les plus discrets sont parfois les plus intransigeants, près à tout pour défendre une forme de justice et devenir '' A real Hero '' tout en étant cruellement '' A human being ''.
Comme le conte du scorpion et de la grenouille, ici notre protagoniste est celui qui pique tout ce qu'il touche car c'est dans sa nature, et il ne peut allez contre. Ce qui, il le sais brisera la relation avec Irène pour toujours.
Le monde est un endroit remplie de brutes, des monstres et de manipulateurs et à travers tout ce chaos, cette injustice, cette horreur : il se tient là, solide, silencieux, calme et droit. Comme un esprit vengeur.
La citation du Film qui m'a le plus marqué et qui me parle à un niveau très personnel :
'' Je voulais juste que tu saches, juste être près de toi, c'était la meilleure chose qui me soit jamais arrivé. ''
On naît seul, on meurt seul, et parfois on vit seul ... ; Mais ce que nous ressentons pour les autres est la seule choses qui nous fait sentir réellement vivant.
Un film culte sans équivoque !