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Quand ça roule, tout roule. L'incipit pourrait bien être, à mon humble avis, une des plus belles scènes de caisse qu'il m'ait été donné de voir. C'est simple, nerveux et réaliste. On est à Los Angeles, certes, mais pas du côté de Snoop Dog. Pas de California Love, pas de palmier... On est dans une cité crépusculaire, déjà croisée dans To Live & Die in LA de Friedkin, à mille lieues du glamour. Le générique et sa typo kitchissime en rajoute. Mais qu'on ne s'y trompe pas, des scènes de chevauchée fantastique, il n'y en a pas tant que ça.

Le wheelman mutique, amoureux de sa petite voisine tout mignonnette, est un cow-boy carrossé (le cure-dent!) en garçon de ferme. Un taxi driver à la fois shérif et outlaw, sans nom ni identité. A ce titre, "Drive" repose quasiment intégralement sur Ryan Gosling (et un peu aussi sur les frêles épaules de la fraîche Carey Mulligan) . Le casting série triple A est, lui, assez mal exploité: Bryan "breaking bad" Cranston est en retrait; Ron Perlman, surmaquillé, frôle le ridicule et Christina Hendricks (la Joanna bombasse de Mad Men) ne fait qu'une apparition express.

Mais le Danois a le bon goût d'ancrer son film dans le réel. Au silence des deux tourtereaux répondent des explosions de violence assez terrifiantes: gunfight en motel, pilonnage au marteau ou rasoir sournois... Même l'intrigue, assez anecdotique, sert ce côté réaliste. "Real humans aren't heroes" chante une Cindy Lauper version 2000 (College feat. Electric Youth, me dit-on dans l'oreillette): un western, je vous dis.

il y a 11 ans

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27 commentaires

Drive
Knikov
2
Drive

J'ai du rater quelque chose

Non mais c'est une blague ? C'est quoi cette presse unanime ? ce prix de mise en scène ? On a vu le même film ? Alors certes, ce n'est pas MAL fait. Mais j'ai l'impression d'être a des kilomètres du...

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il y a 10 ans

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Drive
drélium
5
Drive

Dry

Une masse du public en extase, une presse dithyrambique, une moyenne SC indolente, un paquet d'éclaireurs divers et variés quasi unanimes en 8 et 9. Même le projectionniste avant la séance me sort un...

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il y a 10 ans

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Drive
GagReathle
8
Drive

You're driving me crazy

Lors de mon premier bout de chemin avec Drive, je n'avais pas été totalement satisfait du voyage. Malgré de sérieux arguments, il n'avait pas su me conduire au septième ciel. Pourtant, au départ,...

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il y a 8 ans

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The Dark Knight Rises
Marius
4

Bane à ordures

Jusqu'alors DKR signifiait, pour le geek averti, Dark Knight Returns. Une oeuvre majeure dans la bibliothèque de Batman. Quelque chose d'adulte et de complexe. Tout ce que n'est pas TDKR. Qui n'est...

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il y a 10 ans

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The Artist
Marius
1
The Artist

La blague américaine

En terrain conquis. Le mec de "la Classe américaine" à Cannes? Ça clignotait de partout: ce film est fait pour moi. 5h34 plus tard (en réalité, le film est un poil moins long), j'avais l'impression...

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il y a 11 ans

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Melancholia
Marius
10
Melancholia

Melancholia and the infinite sadness

Bon, Lars von Hitler à 8 heures du mat, c'était pas gagné (qu'est-ce qu'on ferait pas pour voir des films danois avant les autres)... Mais se réveiller devant un astre sombre, sombrer avec ces jeunes...

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il y a 11 ans

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