Alors ouais, faut savoir dans quoi on s'engage là. C'est pas pour tout le monde ce genre de film. C'est cheap mais pas top, c'est gratuitement violent, c'est mal écrit et mal dialogué, c'est cliché et assez vulgaire mais punaise, c'est incroyable de voir un mélange aussi improbable à l'écran.
Parce qu'en fait, un gars qui sort du coma pour foutre sur la gueule à des méchants qui se rappellent de tout comme si c'était hier, c'est fantaisiste. Mais à partir du moment où on se met à se poser des questions sur un peu tout, bah ça y est, on est coincé. On reste focalisé sur des questions qui font sens, parce qu'on demande des réponses : pourquoi les gens tirent sur les murs et pas sur le héros ? pourquoi l'infirmière qui accompagne pète-des-bras vient lui donner, dans son dojo, un sandwich habillé en prostitué (elle, hein, pas le sandwich) ? pourquoi les flics sont tous au courant de qui est Mason truc alors qu'il est censé être mort depuis sept piges ? pourquoi les barrières des enclos à chevaux explosent quand on fonce dessus ? pourquoi les méchants préfèrent jeter la mitraillette à la tête du héros plutôt que de le recharger pour lui envoyer une rafale dans les dents ? Et ça continue, encore et encore...
Bref comme tous les films de Steven Seagal, ce chef d'œuvre n'en est pas un, c'est une cascade de débilité qui avait le mauvais goût de sortir en salle il y a vingt ans et qui ont le mérite de ne plus être édité qu'en vidéo aujourd'hui. Et ouais, la modernité de la distribution de la vidéo fait faire un max d'économie à notre temps de décision devant les salles de cinéma : au moins de nos jours, on évite ce genre de truc dans les salles obscures...