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le 16 juil. 2025
SuivreCitizen Vain
Quand le réel est devenu une mauvaise farce continuelle, quel rôle peut encore jouer la satire ? La question avait déjà commencé à émerger en compétition à Cannes 2024, avec The Apprentice d’Ali...
Dans la petite ville d'Eddington, le shérif s'oppose au maire, et décide alors de se présenter face à lui aux élections. Ce simple état, qui pourrait se résumer à une anecdote prend une ampleur phénoménale quand Ari Aster, cinéaste qui m'a toujours fait penser à la grenouille se croyant un boeuf, mais qui trouve ici sans doute l'équilibre qui lui convient parfaitement, s'en empare pour traiter tout simplement de la bêtise humaine et montre avec évidence et certitude que celle-ci est sans limite. Ce film illustre parfaitement la célèbre citation d'Albert Einstein : « Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore la certitude absolue ». Eddington se déroule en plein Covid, et la paranoïa engendrée suite à ce virus va être le prétexte d'une montée en puissance de tous les travers de l'être humain, complotisme, théories d'extrême droite, violence déchainée, rivalités exacerbées et le film, et ses protagonistes, s'enferment alors dans une spirale qui absorbe tout. Le message est clair, et est le même que L'Accident de Piano donc Eddington semble être l'exact pendant américain : la bêtise humaine est sans limites, et c'est par elle que le monde sera détruit. Dont acte.
Créée
le 25 juil. 2025
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