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Citizen Vain
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le 16 juil. 2025
Eddington souffre avant tout d’une ambition trop lourde à porter pour un seul et unique long-métrage, tout traiter, tout dire, tout illustrer. Le film se retrouve alors saturé, boulimique, jusqu’à former un amas chaotique qui finit par repousser plus qu’il ne captive. Ce trop-plein n'aide en rien un récit qui, à force de vouloir brasser large, perd sa cohérence et son impact.
La direction d’acteurs n’est pas le point noir du long-métrage, difficile de faire sonner faux Joaquin Phoenix ou Emma Stone vous me direz mais leur écriture, en revanche, frôle la caricature. Les personnages sont des clichés ambulants, tellement stéréotypés que cela en devient involontairement grotesque. Une galerie de silhouettes plus qu’une véritable humanité. On regrettera des instants et des relations bâclées qui auraient eu le mérite de créer de l'empathie pour le spectateur face au destin funeste qui guettent nos protagonistes.
Les scènes se succèdent sans respirer, renforçant certes l’aspect chaotique voulu, mais alourdissant, surtout pour un scénario déjà surchargé. Par respect, je m’abstiendrai de m’étendre sur les faiblesses de la seconde moitié du film. 2h25 trop court pour aborder autant de sujets, et en même temps tellement long qu’on finit par se demander quand tout cela va enfin s’achever.
Impossible cependant d’accuser Ari Aster de manquer d’audace. Il tente d’explorer de nouveaux horizons, et son exigence est toujours palpable. Mais ici, la volonté ne suffit pas et ma sympathie pour le réalisateur vedette A24 a ses limites. Mention spéciale à Darius Khondji qui a néanmoins réussi à rendre le tout visuellement plaisant.
Finalement à mon grand regret Eddington ne devient jamais le grand film qu'il laissait espérer. On finira sans doute par l’oublier au profit d’œuvres bien plus maîtrisées comme No Country for Old Men, There Will Be Blood ou encore Three Billboards Outside Ebbing, Missouri, en espérant ne pas être forcés de le revisiter de sitôt.
Créée
le 30 nov. 2025
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