L'ex-reine de Silistrie confie son fils à un spécialiste des bonnes manières, afin qu'il améliore son éducation avant de briguer la royauté. Ce remake d'un film de 1927 est l'adaptation d'une pièce de théâtre par Clouzot, dialogué par Carlo Rim et réalisé par le plus français des réalisateurs hongrois, Alexander Esway (Mauvaise graine, Barnabé, Hercule). Dans un premier temps, le rythme est alerte et Louis Jouvet impose son élocution impeccable dans des propos qui abondent en ironie savoureuse. Il est l'argument principal d'un film qui perd beaucoup lorsqu'il n'est pas présent à l'écran bien que Charpin et Alerme soient loin de démériter. Elvire Popesco est pour une fois à peu près supportable mais Robert Lynen et Josette Day paraissent bien fades. De toutes manières, la trame s'effiloche au fur et à mesure, perdant de sa vivacité et se dirigeant tout droit vers un dénouement convenu. On a pu un moment penser à Lubitsch mais le sentiment a été éphémère. Un divertissement honnête faute d'être royal.