Marlène Jobert a beau être au tout premier plan sur l’affiche, elle n’a qu’un rôle limité (dommage…) de même que Bruno Cremer (heureusement…) et c’est là qu’on touche l’originalité de ce qui n’est -hélas- qu’un navet foireux : Jacques Villeret en braqueur véhément et désagréable ! un vrai salopard ! lui, l’habitué rondouillard des rôles de benêt (ou de con…) campe avec une étonnante conviction un bien méchant bonhomme…
C’est donc tout ce qu’on peut retenir de ce film par ailleurs éparpillé et très mal écrit et qui ne sait faire que du remplissage juste après le hold-up… on suit alors Villeret qui se carapate (et c’est déjà des longueurs) et parallèlement la belle Marlène qui se fait draguer par l’affreux jojo (et pas jojo) Bruno… Tout ce foutoir tourne en rond et pédale dans le vide jusqu’à « l’effraction » proprement dite, laquelle ne parvient pas non plus à tirer le film de son marasme…
Puis comme si le réalisateur venait de se sortir les doigts du cul (tous les doigts d’un coup), ça se réveille in extremis à grosso merdo un quart d’heure de la fin : mais il est trop tard, car on ronfle déjà ! Un mot sur la ‘musique’ qui semble sortie d’un épisode d’un sale feuilleton pourri ou d’un téléfilm français à deux balles : elle est très envahissante et se révèle vite insupportable…
Tout ce fatras de merdier nous fera donc juste 1, un seul point pour Villeret dans un rôle à contre-emploi mais même cette bonne idée n’a pas été exploitée correctement, hélas. Quel gâchis !