Ce western spaghetti se passe au Mexique et on y parle presque autant espagnol qu’italien et même anglais de temps à autre (sans doute des scènes inédites à moins que le stagiaire se soit emmêlé les pistes sonores)…
Mais disons-le de suite pour dissiper tout malentendu : ce machin est très éloigné de la trilogie du dollar, aussi bien en qualité générale qu’en matière d’humour ou de mise en scène.
Et cela malgré le formidable Gian Maria Volonté dans un rôle de taré qui n’est pas sans rappeler le rôle de Tuco dans Le Bon, la Brute et le Truand ! hélas, même Gian Maria avec toute la bonne volonté du monde ne peut donner de l’épaisseur à un film mince, très mince.
Si la réalisation est présentable et si le scénario se rattrape un peu sur la fin et peut même faire sourire avec son ironie bienvenue, il reste grosso merdo très répétitif et téléphoné.
Pour le reste, on ne peut pas dire que le film fasse rire, bien au contraire : trop burlesque, presque imbécile et souvent grotesque. Une lassitude s’installe donc -pour ne pas dire un ennui certain- tandis que le film enchaîne ses fusillades comme un métronome entêté… oh ça, il y en a des morts ! mais la quantité ne fait pas la qualité, en tout cas pas ici… et le temps semble vraiment très long.
En conséquence de quoi, on ne saurait trop recommander d’éviter ce navet carrément périmé qui sent un peu trop la tortilla crâmée et les spaghetti trop cuits.