Cette édition de la compétition parallèle "Un Certain Regard" au dernier Festival de Cannes sera marquée par la présence de nombreux acteurs et actrices qui se présentent derrière la caméra. Après le passage de Kristen Stewart, c'est ni plus ni moins la vedette Scarlett Johansson de parler de la question de la mémoire des Juifs ou plutôt de comment parler de cette mémoire. Eleanor (June Squibb) rentre dans un centre culturel juif où la confusion de faire un club de chant et de parler de l'Holocauste semble très étonnante. On ne pourrait pas parler de la question mentale d'Eleanor, car elle se présente à une personne en pleine forme avec une repartie plus efficace que celle de Laurent Baffie. Scarlett Johansson a peut-être oublié que faire du mensonge sur la conscience de sa meilleure amie est peut-être dérisoire pour honorer sa mémoire. Comment peut-on justifier un tel acte ? La question de la parole peut-être très vite présomptueuse, n'importe quelle personne pourrait raconter des histoires sur le dos de quelqu'un et de l'acclamer par la suite. Johansson quand elle fait du mélodrame ou de la comédie, ce n'est qu'un prétexte pour combler un propos quelque peu vide sur la mémoire et la parole. La cinéaste cultive le pathétique pour puiser dans la moralité. Dommage qu'une renommée en tant qu'actrice donne si peu en termes de réalisation qu'on pourrait croire que c'est de la télévision. Tout paraît presque vide en termes de cadrage ou de lumière. Si la direction d'acteurs permet à June Squibb de s'affranchir et de s'épanouir.
Eleanor the Great est difficilement appréciable pour un premier essai.