La première partie est franchement drôle, de loin la plus réussie du film. On voit déambuler chacun de leur côté deux élus, caricatures respectives de leur camps politiques. Jonathan Cohen s'amuse en infect droitard, raciste, misogyne et malhonnête. Vincent Macaigne joue l'écolo à fond dans ses idées et droit dans ses bottes, au point de perdre tout sens politique... et même ses repères !
Puis, une fois qu'ils sont "liés" malgré eux par l'action d'une militante féministe, le film pédale dans la semoule. Déjà, la situation est difficile à avaler. Ensuite, Delépine et Kervern offre une série de sketchs souvent trop longs, voire carrément inutiles et pas très drôles. Heureusement que quelques bonnes idées se glissent dans tout cela.
Les réalisateurs en ont au passage profité pour "placer" des copains, dans des rôles éclairs ou pas très utiles non plus au scénario. Par exemple François Damiens, Anna Mouglalis, ou Ovidie.
Alors certes il y a du fond. Le film tacle la droite "décomplexée", les écolos en roue libre et le green washing, le féminisme irréfléchi... mais tout en assénant un message écologiste et féministe de manière trèèèèès peu subtile.