Une infirmière qui fait ce qu’elle peut en un après-midi. C’est simple et direct, et respecte les trois unités ce qui rend toujours l’investissement plus facile.
C’est un film politique. Oui, tous les films sont politiques, mais celui-ci l’est explicitement : selon le générique, le monde souffre d’un manque d’infirmières, et que 36 % d’entre elles abandonnent leur blouse au bout de quatre ans de pratique tellement le métier est éprouvant. Je trouve le résultat très réussi — très conforme à mes souvenirs à l’hôpital (stomatologie et psychiatrie dans mon cas, gériatrie dans le cas de mes grands-parents), tout en ayant des personnages et un scénario qui donne ce vernis dramatique qui nous tient en haleine.
Floria est donc sous pression permanente. Son métier consiste donc à concilier l’urgence avec l’empathie formidable qu’elle réussit à témoigner à chacun. Elle trouve même le temps de regarder la photo du chien d’un patient, mais on voit à son visage qu’elle est attendue ailleurs. Et il y a aussi le richou qui chronomètre tout ce qu’elle fait et qui se plaint qu’elle ne lui apporte pas sa tisane alors qu’une mère est en train de mourir en présence de ses enfants dans la chambre d’à côté ; elle finit par jeter sa montre à quatre briques par la fenêtre, le film en profite pour glisser qu’il lui faudrait des années pour rembourser une telle montre, suggérant que son salaire est relativement précaire.
Je suis très contente de la camaraderie manifestée entre infirmières et avec la médecin. Les médecins sont aussi sous pression, mais tous ces gens sont des professionnels.