Ennemis rapprochés est l'histoire d'un membre de l'IRA qui doit aller en Amérique récupérer des cargaisons de missiles pour que celle-ci continue sa lutte. Il sera recueilli par un flic new-yorkais d'origine irlandaise, et entre eux va se nouer une forte amitié, mais aussi le début des embrouilles...
Il est à noter que ce film est le dernier réalisé par Alan J.Pakula, avant son décès dans un accident de la route, et de Gordon Willis, chef opérateur qui prendra sa retraite. A l'évidence, Pakula était tout choisi, ne serait-ce que pour le départ du film, assez surprenant ; une famille accueille le père, et à table, celui-ci se fera tuer par des hommes cagoulés, notamment sous les yeux du fils. Devenu grand (Brad Pitt), il se met en quête de vengeance. Là, on se dit qu'il y a une matière pour que Hollywood parlerait de l'IRA, mais très vite, l'action va se déporter à New York, et va retomber dans un film policier assez banal. C'est alors très loin des sujets politiques que Pakula affectionnait.
On trouve Harrisson Ford (encore en flic), et Brad Pitt (aux cheveux blonds comme les épis), et autour d'eux, c'est un peu le désert si on parle de Ruben Blades (le coéquipier de Ford), Treat Williams ou Natascha McElhone (que Brad Pitt retrouvera dans Spy Game). Mais excepté l'accent irlandais de Pitt, il n'y a rien de particulier à sauver de ce casting, qui fait le boulot proprement, comme on dit.
D'après les rumeurs, dont certaines vérifiées depuis, le tournage a été une catastrophe, notamment pour Pitt qui a vu disparaitre la partie politique du film, et pour Ford qui voulait avoir toujours plus de scènes (en plus d'être payé 20 millions de $, un record à l'époque).
On a bien quelques scènes du folklore irlandais pour égayer un peu tout ça, mais il en résulte un film extrêmement banal, et sans doute à mille lieux du film politique envisagé.