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SuivreAshes to ashes
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C'était avec un peu de crainte, je le confesse, que je me suis décidé à regarder Enter The Void de Gaspar Noé. Il faut dire que le souvenir que m'a laissé Irréversible n'était franchement pas des plus glorieux (sérieusement, où est l'art à nous foutre une caméra au sol et à mater près de dix minutes Monica Bellucci se faire violer avant de se prendre un ravalement de façade ?).
Au vu du pitch, j'avais donc toutes des raisons d'être craintif. Et puis je me suis surpris à aimer. Du moins la première heure du film. En effet, à travers le parcours chaotique d'un frère et une sœur dans cette vie, voilà le réalisateur qui veut nous servir son chef-d'oeuvre à lui, son réel délire.
Alors, esthétiquement, le film est une réelle claque, c'est joli de bout en bout et c'est sans aucun doute la plus belle réussite de cette oeuvre. L'histoire débute franchement très bien aussi puisqu'on se prend au jeu, on se mettrait pour peu à délirer aussi, à être emmené sous des effets de la came et la caméra subjective à longueur du film ou presque aide franchement au sentiment d'immersion.
Bref, le trip au début est franchement sympa, on aime.
Et puis arrive les effets secondaires. Car Noé n'avait pas la substance nécessaire pour tenir sur la longueur et notre petit voyage se transforme petit à petit. Le fil rouge ténu du film semble disparaître et notre esprit ne fait que regarder finalement d'un seul œil les images qui défilent devant nous.
Et finalement, on constate que la drogue n'est finalement pas pour nous. Les images restent belles mais on réalise également que le tout est superflu, un peu creux. D'autant que Noé parvenait à nous offrir au début de la retenue dans le cru ne fait plus que nous offrir du réalisme à outrance, sans folie. Le comble pour un voyage qui se transforme donc en bad trip.
Retenons tout de même la grosse première heure et l'esthétique comme bon souvenir d'un voyage qui n'avait finalement rien de bien vraiment particulier.
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Créée
le 19 avr. 2016
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