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le 2 juil. 2025
SuivreEnzo hésite
C'est l'histoire d'une obstination ou d'une résignation, sans qu’on ne sache jamais vraiment ce qui relève de l’un ou de l’autre, et de la place qu’on peut donner à sa vie dans le monde...
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Il y a là la douceur de la compréhension de l'adolescence (de ses errances, ses impasses, ses douleurs, ses chemins perdus, les liens avec les parents intrusifs par leur bienveillance possessive et la compétition avec le frère), cette réflexion constante sur la lutte des classes (ici, chose inédite, internalisée dans le noyau familial). Ces thématiques qui sont propres à Laurent Cantet, sous le soleil de la Ciotat qu'il retrouve après L'Atelier.
Il y a aussi l'ensoleillement érotique mais plombé de Robin Campillo, l'importance accordée aux mots et à leur nécessaire définition, et cette douleur tendue qui froisse les peaux.
Les deux s'équilibrent et se marient pourtant ici (malgré le contexte tragique qui les unit), dans une juste balance qui, si elle n'évite pas des écueils liés au récit d'initiation et à la naissance du désir qu'il décrit, trouve une certaine fragilité touchante.
La légèreté estivale de ce conte moral, presque rhomérien dans sa gestion du rythme et de ses cartons d'ouverture et de fermeture, est là encore contrebalancée notamment par à la puissance lunaire et contrôlée de son impressionnant comédien principal, révélation totale qui tend à éclipser les beaux rôles solaires qui l'entourent pourtant.
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Créée
le 11 juin 2025
Critique lue 199 fois
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