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le 9 juil. 2026
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(petite critique sans grande ambition à la va-vite lol)
Un film qui met un peu de temps à montrer son plein potentiel mais qui est plutôt réussi
J’avais comme quasi tout le monde beaucoup aimé Vermines (même Real, même scénariste (cc FloBer), film d’horreur français rafraîchissant et maîtrisé au point que Sam Raimi ait embauché le duo pour un nouveau Evil Dead qui, une saga qui en dehors des films de Raimi m’intéresse peu, mais l’attente autour de cet épisode était pour moi finalement assez grande
Le résultat? Un petit sentiment de déception initial qui laisse place à un film plus réussi et juste que je le pensais
Disons que le film est un peu batard avec un début intéressant autour des questions de violences conjugales et du discours culpabilisant de l’entourage de l’héroïne
Ça peut peut-être paraître en trop pour certains mais ce propos se révèle être une force du film (j’y reviens après)
Mais avant d’être pleinement convaincu j’avoue avoir été un peu déçu par la 1ere moitié, disons que quand le gore et l’aspect horrifique débarque au début je trouve le film en-dessous des attentes, le gore étant parfois peu lisible et certains moments se répétant un peu ou donnant l’impression de tourner un poil en rond, ça reste sympa mais un poil décevant
Heureusement le film s’améliore vraiment par la suite, à la fois car une mort giga gore (pas un spoiler de dire que quelqu’un meurt dans Evil Dead) est vraiment marquante (entre dégoût et une certaine ironie) et que la suite devient plus inventive, avec un long plan ultra bien foutu de baston en (plus ou moins) arrière-plan et des séquences de bagarres ou de déchiquetage vraiment réussies et plus jusqu’auboutiste
C’est aussi à ce moment que le drame familial du film me paraît le plus pertinent car moins 1e degré comme dans le début du film (plus classique sur le sujet), les moqueries des démons et la manière dont l’héroïne lui fait face permettent de justement parler des violences conjugales, de la violence présente dans le cercle familial et d’une envie de se battre pour se reconstruire, au milieu du bain de sang ça a d’une certaine manière plus d’impact
La dose de lâcheté et de violence des persos masculins permet aussi de montrer que les hommes violents ou lâches ou toxiques dans les gestes et/ou paroles sont les vrais méchants de nos films d’horreur (coucou Obsession et un peu Backrooms) de manière parfois drôle et ironique
Bref les 40 dernières minutes du film grâce à tout ça relèvent vraiment le niveau et en font un divertissement vraiment cool et juste sans forcer, tout ça aussi grâce à la super Souheila Yacoub et aux mouvements de caméra de plus en plus fous et aboutis Sébastien Vanicek (qui compensent des blagues autour de la grand-mère ou de certains ruptures de ton un peu trop faciles et moins maîtrisées que dans Vermines)
Bref c’est du bon malgré les défauts qui l’empêchent d’attendre le niveau des films de Raimi ou du 1e essai du duo
PS: sacré transition cul
PPS: faire tout un film centré sur la violence au sein de la famille quasi entièrement dans une maison ça permet de se réapproprier le lieu de la maison au fond des bois de manière plutôt maline vu que ça donne un côté "on essaie d'éloigner le plus possible ce qui est moche dans notre famille pour que personne ne le voit"
Créée
le 23 juil. 2026
Critique lue 6 fois
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