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Finalement, 2026 s'impose comme une année de grand cru pour le cinéma de genre. Entre un Obsession qui cartonne et ce Evil Dead Burn, réalisé par notre Sébastien Vaniček national après le succès critique de Vermines, le constat est là. Ce dernier s'est fait repérer par Sam Raimi, qui cherchait un regard neuf pour reprendre le flambeau de sa franchise Evil Dead, qu'il se contente désormais de produire.
Le film suit simplement une famille éclatée qui vit le deuil de l'un de ses membres. Évidemment, tout est lié : cette mort, le Livre des Morts, la possession par des esprits démoniaques, etc.
Si l'œuvre ne brille pas spécialement par l'innovation de son scénario, le message transmis en toile de fond reste plus ou moins bien rodé. En réalité, le film brille surtout par son rythme et sa réalisation, aux antipodes des productions de commande habituelles d'Hollywood.
On sent que Sam Raimi a laissé une totale liberté créative à Sébastien Vaniček. Les idées fonctionnent, la caméra abuse de roulis maîtrisés, et le réalisateur s'amuse constamment avec les miroirs et les angles de la maison.
Autre point fort mentionné plus haut : le rythme. Après 20 à 25 minutes d'introduction pour s'attacher aux personnages, le bain de sang commence et ne s'arrête plus. Le côté viscéral d'Evil Dead, presque torture porn, est totalement respecté.
Au-delà de cette générosité graphique, le long-métrage ne se perd pas dans son propos : l'émancipation d'une femme et sa libération de l'emprise d'un ex-mari un peu trop possessif. Alors certes, son émancipation est très liquide et particulièrement rouge, mais la finalité fonctionne. Ce n'est ni trop téléphoné, ni trop expédié.
Pour moi, il s'agit du meilleur opus de la trilogie récente (face à ceux de 2013 et 2023). Tout s'articule parfaitement, et on notera une petite touche frenchie distillée par-ci par-là. Seuls bémols évidents : les facilités scénaristiques habituelles (le fameux coup du "pas de réseau") et des gros plans un peu trop insistants sur les objets importants.
Evil Dead Burn prouve qu'avec de bonnes idées, la franchise n'est pas morte. On espère qu'il cartonnera, car on veut voir plus de liberté de ce genre à Hollywood.
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Créée
le 8 juil. 2026
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