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C'est en remarquant Vermines (2023) que Sam Raimi découvre le réalisateur français Sébastien Vaniček. Ce dernier a eu des libertés pour écrire ce nouveau chapitre de la célèbre saga d'horreur. Après Evil Dead Rise (2023) qui ne proposait rien de neuf sinon transposer son action dans un environnement urbain, on était donc en droit d'attendre avec ce nouveau film un vent de fraicheur et une french touch.
Le premier constat qu'on peut faire est que ce film est bien rythmé, d'autant que c'est le plus long de la saga. Si l'affiche laisse à penser à un film aux couleurs chaudes (rouges) avec le thème du feu, cela est un peu différents. Pendant le long-métrage les couleurs sont froides à quelques exceptions. Beaucoup d'effets sont réaliser sur le plateau, ce qui est louable. Comme toujours les maquillages sont excellents. Néanmoins certains effets spéciaux numériques piquent les yeux (la scène sur le toit). Le réalisateur français propose quelques plans séquences ambitieux et images renversées, ce qui montre qu'il a pu insuffler un peu de son style au long métrage. Pour appuyer la touche française il a ajouté une chanson de Brel (La chanson des vieux amants) et Alain Barrière (Elle était si jolie) à la bande sonore.
Sur le fonds. Le film est respectueux de l'univers déjà établi dans la franchise (dedites, dagues kandariennes, photocopie du livre des morts, objets coupant) en raccrochant surtout les wagons avec Evil Dead Rise (introduction et scène post-générique opportuniste). Contrairement à ce laisserait présager l'armurerie présente dans le film, ce dernier n'est pas sanglant. Là où il se démarque c'est plutôt dans son côté BRUTAL, sur le plan des confrontations physique mais aussi de thèmes abordés (deuil, famille et violence dans les couples). Hélas la personnage principal interprété par qui porte le film manque de charisme (pas d'émotion, contrairement au reste de la distribution.
Evil Dead Burn est un long-métrage plus original que son prédécesseur dans la franchise. Vaniček a réussi à poser sa marque dans cet univers (à l'instar des réalisateurs de quadrilogie Alien). Si ce film a des qualités indéniables, il aurait pu, à mon humble avis, être encore mieux.
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Créée
le 5 août 2026
Critique lue 7 fois
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