Une parodie de James Bond, avec James Coburn dans le rôle titre, et le vétéran Gordon Douglas aux manettes, c'était quand même plutôt tentant. En 1962, il n'y a pas tellement de films de la célèbre série, par rapport à maintenant, et peut-être que Gordon Douglas s'inspire de Moonraker, qui n'existe pas encore en film : dans le roman de Ian Fleming comme dans F comme Flint, l'usage d'une fusée à des buts soi-disant philantropiques est détourné comme outil de contrôle.
Il manque peut-être un grain de folie dans ce film, qu'on trouvera ingénieux, astucieux, mais qui ne devrait pas déclencher trop d'éclats de rire.
En revanche il a une intrigue qui se suit tout à fait correctement. On y retrouve le goût Jamesbondien pour les gadgets, comme la montre, un héros qui sait tout faire (même communiquer avec les dauphins, et les chorégraphies de danse classique!), et les fameux complexes de science-fiction. Niveau Flint girls, on est servi par l'intrigue, qui nous propose une conjuration des femmes, assortie de lavage de cerveau pour recruter de nouvelles adeptes, pour dominer les hommes et créer un nouvel ordre mondial moins axé sur la violence et le rapport de force.
A noter un clin d'oeil à docteur Folamour, et un moment où le président appelle à marcher sur la Maison Blanche : en 1967, c'était un gag!
Même si le résultat n'est pas entièrement enthousiasmant, Gordon Douglas n'a pas à rougir de sa parodie de James bond : le film fourmille d'idées sympathiques, son intrigue est certes ridicule (c'est une parodie, en même temps), mais bien menée. Une curiosité, en somme, que l'amateur du genre sera content de découvrir.