Un spécialiste de la criminalité sur internet se lance sur la trace de Feeder, un psychopathe suspecté de gaver les femmes obèses.
Le pitch de départ était très intéressant, pour peu que l’on aime les thrillers et le boy-horror. On suit les (més)aventures d’un cyberflic australien, qui, après avoir arrêté des adeptes de cannibalisme en Allemagne
(un homme a consenti à ce que son amant lui coupe le pénis afin de le manger),
se retrouve aux States à traquer un type qui filme une femme atteinte d’obésité morbide et qui diffuse les images sur le darkweb. Le principe ? Des gens paient pour le voir gaver cette femme alitée (et consentente de se faire remplir comme une oie).
Feeder est non seulement un détraqué mais aussi un maniaque sexuel puisque ce dernier n’hésite pas un instant à se masturber tout en gavant son invitée.
Le début du film donne le ton et clairement on est rassuré sur ce que l’on vient voir puisque d’entrée de jeu, on est confronté (dès la scène d’ouverture) à cette obèse, intégralement nue, affalée sur son lit, pieds et poings liés et prête à se repaître des nombreux hamburgers apportés par son gaveur. Sauf qu’après cette mise en bouche (façon de parler), le film se casse littéralement la gueule. Entre les baisses de tension et la direction artistique inexistante, sans parler de la caractérisation des personnages totalement absente. Au final, en dehors de la scène d’ouverture et la toute dernière scène du film, il n’y a pas grand chose à retenir de Feed (2005), si ce n’est que c’est beaucoup de bruit pour rien (son interdiction aux moins de 18 ans dans de nombreux pays est parfaitement injustifiée).
A la réalisation, on aurait pu se douter que ce serait la douche froide, puisque c’est réalisé par l’australien Brett Leonard, à qui l’on doit Le Cobaye (1992), son film le plus connu et sans nul doute, le plus raté de sa filmographie.
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