Les quatre éléments, le cinquième va vous surprendre

Une école d'art martiaux va se faire battre par un clan ennemi, dont les membres ninja maitrisent les quatre éléments. Pourquoi cinq alors ? Parce qu'en plus de l'eau, de l'air, la terre et le feu, il y a non pas l'amour, mais le bois. Un disciple ayant échappé au carnage va rencontrer un maitre d'une autre école, et formé avec l'aide trois autres membres de cette école, va vouloir prendre sa revanche.


Ceux qui me lisent savent combien j'aime, j'adore, j’idolâtre le cinéma de Chang Cheh, car il n'y va pas avec le dos de la cuiller concernant la violence, mais il y a tel côté jouissif à en mettre de partout, des boyaux, du sang, des décapitations, des lacérations, c'est du bonheur total car là, on sait que du n'importe quoi, mais c'est clairement assumé durant près de deux heures.


C'est clair que le film pourrait être raccourci, car la vengeance proprement dite démarre au bout d'une heure, mais rien qu'à voir les les membres de l'école attaquée se suicider à l'épée, voire à la hache, et qu'ils continuent quand même à se battre, j'en suis à un point où ça me fait hurler de rire. Il y a même un brin de romance avec une jeune femme ninja infiltrée et avec des poses lascives dont les cheveux couvrent ce qu'il ne faut pas voir. Mais pas de souci, femme ou pas, elle a aussi son quota de boucheries bien saignantes.


Bien que ça date de 1982, il y a clairement la patte du cinéma Shaw Brothers, à savoir intégralement tournée en studio avec des bâches pour suggérer le ciel bleu et les nuages, les bruitages caractéristiques des combats aux armes, des zooms, une musique qui pompe légèrement celle du Parrain (!) et comme nous sommes chez Chang Cheh, ça pisse le sang jusqu'à l’absurde : mais que demander de plus ?


En substance, le film parle de la confrontation entre la Chine et le Japon, parce que les méchants sont des ninjas, mais c'est de l'excellent ouvrage, pour un Chang Cheh alors dans la dernière partie de sa carrière.

Boubakar
8
Écrit par

Créée

le 2 juin 2022

Modifiée

le 2 juin 2022

Critique lue 51 fois

Boubakar

Écrit par

Critique lue 51 fois

5

D'autres avis sur Five Element Ninjas

Five Element Ninjas

Five Element Ninjas

8

zombiraptor

le 25 avr. 2014

Suivre

Gonflé au drélium

Putain c'était loin d'être évident pour trouver ce film... Et j'ai cherché. Longtemps. Des mois en fait que je fouine pour dénicher une copie acceptable du métrage, à défaut d'oser espérer une...

Five Element Ninjas

Five Element Ninjas

7

Gothic

le 21 mai 2014

Suivre

Happy Feet, l'école honnie, élément Shaw

La 3D, l'odoravision, le siège vibrant, le THX...nombreuses sont les inventions plus ou moins heureuses visant à décupler l'immersion. Mais il en est une que je suis le seul ici à avoir expérimenté:...

Five Element Ninjas

Five Element Ninjas

7

Crillus

le 13 mai 2014

Suivre
Dernière modification

le 13 mai 2014

Drélium Tremens

Autrefois, j'ai placé dans une critique ce que devait être pour moi un bon Shaw Brother : ça se pourri les dents, ça fait danser les armes dans une chorégraphie endiablée, et c'est terriblement...

Du même critique

Prey

Prey

3

Boubakar

le 7 août 2022

Suivre

Leave Predator alone !

Au XVIIIe siècle, sur le territoire des Comanches, une jeune indienne, Naru, va devoir faire face à une créature inconnue qui a le pouvoir de disparaitre... Le carton de Predator, le film signé John...

Massacre à la tronçonneuse

Massacre à la tronçonneuse

3

Boubakar

le 18 févr. 2022

Suivre

On tronçonne tout...

(Près de) cinquante ans après les évènements du premier Massacre à la tronçonneuse, des jeunes influenceurs reviennent dans la petite ville du Texas qui est désormais considérée comme fantôme afin de...

Total recall

Total recall

7

Boubakar

le 11 nov. 2012

Suivre

Arnold Strong.

Longtemps attendues, les mémoires de Arnold Schwarzenegger laissent au bout du compte un sentiment mitigé. Sa vie nous est narrée, de son enfance dans un village modeste en Autriche, en passant par...