Dense, complexe, riche en psychologie plutôt qu'en action, Cinq hommes d'Edo (titre quelque peu énigmatique) peut s'avérer tortueux pour un regard occidental. Le film, réalisé correctement mais sans génie par l'expérimenté Daisuke Itô, libère tout son sens dans sa dernière partie, après un incident concernant de la vaisselle cassée et une représentation de kabuki humiliante pour une catégorie de samouraïs proches du shogunat. Cette chronique de l'ère Edo, aux fortes résonance sociales, mérite le détour, en dépit d'une architecture narrative qui n'a pas la vertu de l'évidence.