Flesh
5.6
Flesh

Film de Édouard Salier (2005)

Artiste plasticien, vidéaste éclairé, Édouard Salier livre avec Flesh, son premier court-métrage en animation de synthèse, un



brûlot cynique et sadique contre la décadence de nos civilisations.



Projections de chairs lascives sur la skyline new yorkaise dans un sépia orangé appuyé de sensualité autant que de sanguinité, prises de son réelles du 11 septembre 2001 pour un montage fictionnel d’exagération et de multiplication paroxysmique des crashs ouvrant alors des flèches de sang, droites, jaillissantes des buildings pénétrés, il y a une part d’expérimental qui tente de conceptualiser la farce de violence.



L’Empire dévoile tout mais ne voit rien. Ses ennemis idéalisent tout
mais ne tolèrent rien. L’orgasme terrestre des putains cathodiques
pour les uns. L’orgasme éternel des 70 vierges paradisiaques pour les
autres. Et si la chair était seule au monde ?



Ainsi est présenté l’opus.


Dans le déchaînement exponentiel des bourdons macabres détournés du ciel vers les chairs abandonnées du grand bureau mondial de la finance, il y a la conviction des vices de l’homme, partagé entre



dégénérescence des sens et frustration avide.



L’Empire du capital et du libéralisme, au sommet de ses paradoxes esclavagistes contre l’obscurantisme sanguinaire pour la même promesse de voluptés vaines. Alors plus encore, dans le cycle qui s’enclenche, il y a



le désespoir certain de l’irrémédiable point de non-retour.



La chair ne pointe qu’une seule voie.

Créée

le 9 févr. 2017

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