Certains films naissent d’idées originales, d’autres de livres ou de légendes urbaines… et puis il y a Dear David, directement tiré d’un fil Twitter. Le point de départ était prometteur : une histoire d’horreur inspirée d’événements supposément réels, avec une touche de "terreur numérique" moderne qui aurait vraiment pu fonctionner. Mais au final, ce qui aurait pu être troublant devient une relecture sans âme.
Le film a quelques moments efficaces — quelques sursauts bien placés et une atmosphère qui, au début, semble vouloir aller quelque part. Mais très vite, tout devient répétitif, avec une intrigue qui n’effraie pas, n’intrigue pas et ne captive jamais vraiment. Le plus frustrant, c’est à quel point il se prend au sérieux, perdant ainsi ce qui aurait pu être sa meilleure carte : l’aspect absurde et mystérieux de l’histoire virale d’origine.
Les personnages n’aident pas. Difficile de s’y attacher, et l’histoire, qui devrait monter en tension, s’éteint peu à peu. Quand la fin arrive, on se dit que cela aurait mieux fonctionné en court-métrage… ou, pour être honnête, qu’il aurait mieux valu que ça reste sur Twitter.
Ni les amateurs d’horreur classique, ni ceux en quête de nouveauté ne sortiront satisfaits. Ça se laisse regarder, oui — à condition de garder ses attentes au plus bas. Dommage, car Dear David avait tout pour offrir au moins une expérience intrigante.