Ma critique va rejoindre en partie celle sur Apollo 11, ce formidable documentaire sorti en 2019 sur la premier voyage vers la Lune, mais trente ans plus tôt, Al Reinert va retrouver les archives filmées, notamment celles des cosmonautes eux-mêmes, des diverses missions Apollo qui ont permis à des hommes, américains, d'aller sur cet astre. Et ce de 1969 à 1972.
Le réalisateur va tourner ce documentaire sur une dizaine d'années, à partir de milliers d'heures de rush, et il faut dire que le résultat est très impressionnant. Non seulement par les exploits que furent ces voyages, mais aussi par le côté technique, avec une musique très douce de Brian Eno. De plus, Al Reinert va interviewer plusieurs personnes étant allées sur la Lune, de Buzz Aldrin à Eugene Cernan qui est, à ce jour, le dernier humain à avoir posé un pied sur la Lune.
C'est un montage qui regroupe en un seul voyage plusieurs expéditions, et sur quelques années, on voit déjà les progrès scientifiques se faire, notamment en restant plus longtemps sur la surface de la Lune, en employant des véhicules qui permettent de ramasser plus de roches, et il y a de quoi être sidéré par la beauté des plans, qui renvoient à la volonté de la Nasa de tout filmer, y compris les moments les plus légers, mais on ressent quand même la tension par moments, y compris lors de la fameuse mission Apollo 13.
C'est quand même fou de se dire que, depuis 1972, personne d'autre n'est allé sur la Lune, mais de manière paradoxale, For all mankind (qui est repris d'un discours de John Fitzgerald Kennedy) reste encore moderne.