Violée par un faux prêtre dans son enfance, une femme paraplégique tente de faire sa place dans la société malgré son handicap. Pour ce faire, elle s'investit dans le sport grâce à sa fortune, et elle ne déplait pas à son entraineur qui envisage de l'épouser. Sauf que cette romance cache en fait un moyen de lui extorquer son argent...
Alberto De Martino, dit Martin Herbert, restera dans les mémoires comme le réalisateur de L'Antéchrist. Même si là il est en fin de carrière, c'est son avant-dernier film, Formule pour un meurtre est un giallo plutôt honnête où, c'est amusant, il veut à tout prix se faire passer pour un polar américain. Ne serait-ce que par le fait que ça se passe à New-York (avec des intérieurs tournés en Italie), le nom du réalisateur anglicisé ainsi que celui des autres techniciens crédités au générique, les acteurs et actrices principaux sont eux aussi anglo-saxons, à l'image de Christina Nagy, David Warbeck et Carroll Blumenberg. Mais certains meurtres assez stylisés ou l'introduction en vue subjective où il s'agit d'un flashback, montrent qu'il y a là un certain talent dans la mise en scène même si on s'en doute que le budget ne doit pas être fou.
D'une certaine façon, même si le réalisateur dit s'être inspiré de la Hammer, on peut penser aussi à Seule dans la nuit ou Terreur aveugle, qui sont aussi des thrillers avec une femme qui a un handicap, sauf qu'ici le personnage joué par Christina Nagy est en fauteuil roulant et qu'on en veut à sa fortune grâce à une subtile machination. Rien de vraiment neuf, mais on sent le travail bien fait, avec une fin au fond assez ironique.