Freaky Tales est un honnête film d'anthologie qui rassemble plusieurs histoires violentes au sein d'une petite ville (n'espérez pas avoir peur, la promo est carrément à côté de ses pompes : c'est un film de bastons, rien de plus), étrangement mû par une substance verte fluo (idem : ça ne sert à rien dans le récit, si ce n'est lier un peu plus les histoires entre elles, et représenter symboliquement une "euphorie" des sentiments). On s'attendait à un feu d'artifice, là où Freaky Tales n'est qu'un gentillet petit briquet de poche, mais qui fonctionne quand même bien (il vous dépannera, le temps d'une soirée). Les histoires ne sont pas franchement terribles : la première est celle d'un groupe LGBT+ qui veulent protéger leur boîte de nuit d'un groupe de néonazis virulents, la deuxième est celle de deux femmes de couleur qui enflamment le micro lors d'une battle de rap après s'être faites insulter plusieurs fois, la troisième est la meilleure, celle de Pedro Pascal qui va dans le vidéo-club de Tom Hanks (et sinon, c'était quoi le film #1 des outsiders ??? La question reste en suspens, vous ne pouvez pas nous faire ça !) et s'acquitte d'un dernier contrat de
mercenaire dans le speakeasy
qui constitue son arrière-boutique (en négligeant les retombées tragiques de ce contrat sur sa femme enceinte...), et enfin la dernière histoire rassemble tout le monde (parfois par des moyens détournés) en opposant le shériff (qui embêtait les femmes de couleur et est le père du meneur des néonazis) à un héros à la Black Dynamite (il explose la gueule - et pas que - de tous les vilains fascistes) accessoirement pote avec toutes les minorités bafouées dans les premières histoires (Pedro est là aussi, ne vous inquiétez pas). Ce Freaky Tales est une petite anthologie sympa, comme on n'en croise plus souvent (on se demande toujours pourquoi le genre est devenu si ringard, alors que c'était si chouette, les films de la Amicus, les Creep Shows, etc... ), bien que sa qualité ne vole pas aussi haut que son concept. On retient surtout les formats d'images qui se modernisent d'histoire en histoire (du plus ancien 4/3 aux récentes bordures "de cinéma" en haut et en bas de l'image pour la dernière histoire), la substance verte mystérieuse (même si c'est un gadget du film) et quelques bonnes idées de bastons et de caméos. N'empêche, Tom Hanks, on attend toujours la réponse à ton énigme (c'est pas cool, pour les cinéphiles). On n'a pas eu le #1, on est vert.