Allez voir plutôt « Materialists » de Celine Song où la femme a du pouvoir et est indépendante et fait son choix. En effet il faut bien avouer que depuis Pretty Woman rien de nouveau sous les cieux cinématographiques quand il s’agit de comédie romantique. Ici c'est: un jour, le hasard veut qu’une star du ciné rencontre une serveuse.
Le scénario n’a rien d’original et on devine aisément la fin, donc sans surprise. Et j’insiste, il y a un problème avec la place des femmes dans la société chez nous : elle dit non et non et non, puis oui; elle ne peut rien sans son ex ni sa famille; elle re-passe son permis auto/camionnette; elle passe son temps à cuisiner et à promener son chien; enfin elle réalise son rêve ... Mais son ex, lui, est propriétaire du resto et de l’appartement où elle vit; il est un gros c. mais finalement sympa. Bref rien de nouveau dans le cinéma français.C’est une comédie où on ne sourit que très peu, qui lie monde du cinéma, des paillettes, de l’hypocrisie et le monde du « travail », du « vrai », celui où on perd son permis de conduire, son appart, celui des anonymes, mais pas si dur finalement surtout à Paris.
La mise en scène est traditionnelle et les couleurs peu étonnantes alors que les décors et les mises en abîmes auraient pu / du être délirantes pour nous. Omar Sy aurait été si bien si le scénario et la réalisation avaient cassé les codes du French Lover jusqu’au bout.
Omar Sy toujours excellent et dans l’autodérision parfois (et peut-être?), les actrices (que je ne connaissais pas) sont superbes (Pascale Arbillot, Cindy Bruna, Agnés Hurstel) et Sara Giraudeau, pas crédible du tout (pardon de donner mon avis) tant son jeu relève de l’amateurisme. Bon Ivan Ivanov, j’adore…
Avec bienveillance et POUR Omar Sy et parce que les 2h sont passées sans l’avance rapide de la télécommande, je mets un 4/10…