Des histoires d'amour, Netflix raffole de ça. D'accord. On a compris. Maintenant faire un scénario à la française comme si c'était une histoire américaine, ça, non !
On y croit absolument pas. L'amour entre les deux personnages ça ne marche pas. La crise existentielle du personnage interprété par Omar Sy, on y croit pas. La naïveté qui en réalité est censée être le charme du personnage de Sara Giraudeau, ça ne marche pas. Pas parce qu'elle joue mal, parce qu'elle joue très bien mais parce qu'on n'y croit pas. Le puzzle ne se complète pas avec le personnage d'Omar Sy. Les décors rappellent beaucoup trop ceux d'Emily in Paris. On n'y croit pas. Un manque d'objectif de vie. C'est ça qui manque dans ce film. Aucun des deux personnages ne savent qu'est-ce qu'ils veulent vraiment et ça, à l'écran ça se voit, quand on veut mettre de l'amour par dessus une histoire de recherche de soi, il faut des objectifs de vie. Là, il n'y a pas. Un personnage secondaire qui est laissé totalement à l'abandon interprété par Alban Ivanov, ça se voit aussi à l'écran. Quand les spectateurs n'y croient pas : alors vous avez rompu le contrat implicite que vous faites avec votre public. Si vous voulez jouer avec le genre romantique, il faut les codes. Pas des codes détournés. Et c'est dommage parce que Lisa Nina Rives la réalisatrice avait beaucoup d'expérience en tant que scripte sur pleins de films français. Mais quand on passe le capte de réalisatrice attention, les codes des genres cinématographiques sont importants.