Petite curiosité venue d'Irlande, cette folk horror celtique héritière de la vague post-MIDSOMMAR, s'il elle ne reinvente clairement pas le genre, à le mérite d'être correcte et se regarde facilement.
Shoo est envoyée dans un village isolé pour s’occuper d’une femme agoraphobe qui craint des entités sinistres, les Na Sídhe. Alors que toutes deux se rapprochent, la paranoïa, les rituels et les superstitions de la vieille dame conduisent Shoo à affronter son sombre passé.
Sans en faire des tonnes ni sortir totalement du lot, FRÉWAKA s'inscrit dans la droite lignée de ce genre de folk horror sympathiques, modestes, qui ont émergé ces dernières années suite au succès retentissant du second film d'Ari Aster.
L'histoire se déroule ici en Irlande, baignée dans un folklore celtique local avec ses codes et ses croyances mythologiques.
De beaux paysages, un rythme lent et contemplatif, des personnages perturbés et complexes, une menace latente et sournoise, rien de bien nouveau me direz vous, et c'est bien là où ça se complique, il devient difficile à force de recopier un genre horrifique avec des codes bien établis, de renouveler ce style, une fois que l'on a plus ou moins exploré tout les folklores et autres légendes locales.
Si l'on ajoute le fait que le film refuse catégoriquement le spectaculaire pour se concentrer sur l'atmosphère paranoïaque et l'horreur suggérée, tapie dans l'ombre, il faut en effet s'abandonner complètement pour parvenir à suivre l'intrigue, simple de surcroît, sans décrocher jusqu'à la fin du film.
Il convient de se laisser porter par l'ambiance pesante et la paranoïa contagieuse des 2 protagonistes, pour apprécier pleinement ce sous-WICKER MAN, esthétiquement très beau, mais plutôt anecdotique dans le paysage de la folk horror, surtout en cette année 2025, où on retiendra plus les excellents THE SEVERED SUN et HÉRÉSIE.
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