Ah Luc Besson et l'écriture, une grande histoire d'amour... Ici tonton Luc, apparemment frustré de ne pas avoir eu l'occasion de raconter des récits plus ambitieux que ceux du "Transporteur" et autres "Minimoys", s'attaque ici à un sujet nettement plus grave : celui du terrorisme. Un sujet délicat, pour lequel il fallait un tact et une subtilité connue de tous... Inutile donc de vous dire si c'est le cas ici. Souvent bourrin, paresseux au possible au niveau du scénario et même assez raciste (c'est bien connu : à Paris, il n'y a aucun français, uniquement des caïds Maghrébins (des méchants donc), des chinois (eux aussi très méchants bien sur), des anglais et des américains (eux par contre globalement gentils)), ce "From Paris With Love" n'a d'emblée pas l'intention de faire dans la dentelle et il nous le fait savoir très rapidement. Comment peut-on encore aujourd'hui se permettre de telles inepties face à un sujet aussi grave et franchement casse-gueule qu'est donc le terrorisme, surtout lorsque la première heure du film ne laissait en rien imaginer l'abord de la question. Reste qu'au milieu de tout ce marasme Pierre Morel réussit tout de même à faire passer un humour s'avérant efficace à plusieurs reprises, le duo John "Badass" Travolta - Jonathan Rhys-Meyes s'avérant étonnamment efficace, faisant ainsi passer un peu mieux une pilule déjà difficile à digérer. Reste que "From Paris With Love" demeure un spectacle on ne peut plus limité à tout point de vue et surtout pas franchement finaud, exemple parfait de la difficulté depuis des années de Luc Besson à apporter un nouveau souffle au cinéma d'action. A éviter.