On voit passer beaucoup de critiques négatives sur G20, et franchement, elles me semblent un peu sévères. Ce n’est clairement pas le film de l’année, mais dans son genre — le thriller d’action politique — il s’en sort plutôt bien.
Déjà, la construction est efficace. Le film ne perd pas de temps : la montée en tension est rapide, l’enjeu est clair, et le rythme reste soutenu jusqu’au bout. On n’est pas dans une œuvre ultra-subtile, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Ça assume son côté spectaculaire et divertissant.
Le scénario, lui, a au moins le mérite d’être original dans son postulat. Voir la présidente des États-Unis se retrouver en première ligne et distribuer des coups, ce n’est pas exactement banal. Oui, c’est exagéré. Oui, c’est peu crédible. Mais c’est aussi ce qui fait le sel du film : il embrasse son côté “what if” musclé sans chercher à se justifier en permanence.
La réalisation est propre, lisible, avec des scènes d’action bien chorégraphiées et une tension qui fonctionne. On comprend toujours ce qui se passe, ce qui est loin d’être le cas dans tous les films d’action actuels. La mise en scène reste classique, mais efficace.
Alors non, G20 n’est pas révolutionnaire. Les personnages secondaires sont parfois un peu caricaturaux et certains rebondissements sont prévisibles. Mais si on accepte le contrat — un divertissement d’action assumé, un peu improbable mais rythmé — le film fait le job.