Je ne sais pas trop pourquoi on se retrouve inlassablement avec le même cliché de groupe de rock, qu'il soit d'un film australien, américain, anglais, belge, etc... (?) Si, dans ces fictions, on se lance dans un groupe, c'est pour cartonner, pas pour vivre sa passion musicale et la manière d'essayer de cartonner a tous les attributs de la loose la plus totale. On est ici dans ce carcan avec un enthousiasme débordant pour édulcorer les situations parfois glauques et un jeu d'acteurs pas toujours très convaincant.
Dans la vraie vie, on commence à jouer pour les potes avant d'avoir la grosse tête et un manager. Les choses se mettent en place d'elles mêmes vers des managers, labels, tourneurs, selon l’intérêt pour ce qui est proposé mais on nous montre toujours ceux qui vont gratter tout au fond chez des patrons de bar qui les méprisent ou tout au sommet vers une ordure de producteur temporairement un peu sympa.
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Les personnages sont assez peu attachant et restent superficiels, on ne sait pas trop pourquoi ni comment ils et elles sont ce qu'ils et elles sont ni où ils et elles vont, leur musique est mainstream et sans grand intérêt, cette autocritique qui surgit vers la fin nous épargne le happy-end du rêve devenu réalité vers la gloire. La BO est plutot sympa mais les groupes qui jouent en live sont des gros clichés pop glamour des '90s assez imbuvables.
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Reste que Alex Proyas manie la caméra et supervise le montage avec brio pour un résultat plastiquement intéressant mais pas suffisamment pour rendre le film captivant !