Et si au final, c’était ça l’Amour?

Persuadée que ce film était plus ancien, je viens de le (re)voir et belle surprise pour moi. Du coup, je vais le passer à 7 * Mine de riens, bourré de clichés, comédie bien satirique et envoyée sur l’Amour à 4, d’un couple parfait. Alain Chabat (37 ans) s’envoie en l’air dès qu’il le peut, son métier dans l’immobilier lui permet de tromper à tout va celle qu’il prétend aimer à la folie, à savoir la pétillante Victoria Abril en ébullition durant tout le film. Je suis vraiment fan de cette actrice qui « ose » quasi tout. Le couple a l’air épris et vit son petit train train de bourges sans embrouilles, avec deux enfants en bas âge. Voilà qu’arrive Marie-Jo, tombée en panne juste devant chez eux. L’attirance entre les deux nanas est immédiate et puis Loli semble s’ennuyer au sein de son couple. Marie-José tombe à pic. Ce n’est pas au goût de Laurent son mari, lequel ne se gêne pas pour des incartades répétées à l’insu de Loli..Lorsqu’elle va l’apprendre par inadvertance, elle va imposer sa nouvelle amie à son mari. Un chaos, un chamboulement pour Laurent dont la vie semble réglée comme du papier à musique. C’est Loli qui donne le ton: «Je ne peux pas choisir » et instaure une sorte de ménage à trois. Dimanche, relâche puis 3 jours avec Marie -Jo et 3 jours avec Laurent.. Cahin caha, le trio s’accommode plus ou moins jusqu’à ce que la jalousie s’immisce dans cette famille pas banale. Entre disputes récurrentes, cris et pleurs, rencontre des ex-amies de Marie-Jo, Loli au tempérament de feu (espagnole) continue plus ou moins à se soumettre à son mari. Ce dernier va accepter le plan proposé par Marie-Jo: lui faire un enfant à condition qu’elle parte définitivement et le laisse avec sa femme avec laquelle il semble avoir retrouvé leur vie d’avant. Seulement plus rien ne sera jamais comme avant. Surtout lorsque Loli apprend que Marie-Jo attend un enfant de Laurent et vit à Paris, à un mois d’accoucher. Le couple se déplace à Paris, retrouve dans une boîte lesbienne, Marie-Jo, devenue DJ et tout est bien qui finit bien. Josiane Balasko a réussi par le biais de la comédie, usant, oui, de certains gros clichés mais apportant à l’ensemble une histoire peut-être avant-gardiste mais possible même à l’époque. Elle pointe les travers d’une société post sida, encore fragile à parler d’Amour homosexuel entre deux femmes, de bi-sexualité et de famille loin de celle classique. Le revoir en 2026 est jouissif et amène à la réflexion qu’il n’y a pas une seule manière d’aimer et de fonder une famille, surtout lorsqu’on réfléchit à la galère à laquelle se heurtent actuellement des couples homosexuels pour pouvoir accueillir un enfant.. + 2* après (re)visionnage. Balasko m’étonne de plus en plus de par son orientation filmique ou littéraire « Le dernier sanctuaire » non trouvé sur SC, que j’aimerais lire d’ici peu..

PassionArt7
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le 20 juin 2026

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