Ode à la beauté, la folie et la lenteur

Avant de commencer, j'annonce que je surnote d'un point. Juste pour le duo d'acteur. Voilà c'est dit.

Sinon, je vais commencer par un point qui peut décourager de mettre une bonne note, les lenteurs de certains passages. Luchini dans un pré, Luchini dans la forêt, c'est parfois un peu long mais la lenteur, comme le dit si bien le livre éponyme, n'est elle pas ce que nous sommes en train de perdre dans ce nouveau siècle? Alors en reprendre quelques touches par ci par là, pourquoi pas.

La beauté. Que dire de plus Gemma est une idole. Elle n'avait pas était aussi belle que depuis Tamara Drew, naturelle. Pas besoin d'être un potiche de James Bond ou de Prince of Persia pour être belle. Met moi des bottes en caoutchouc et une robe à fleur et elle fait le reste. (J'avoue, il ne faut pas cracher sur les passages où elle tombe la robe à fleur mais c'est tellement convenu que la robe à fleur est, et reste, le must). Elle ne joue même pas, elle vit, et on aimerait en faire autant à ces cotés dans cette superbe Normandie. Car oui, même si cette petite Anglaise remplit l'écran de sa beauté, la Normandie est la deuxième à nous offrir des lieux superbes, des décors mettant en valeur cette petite tragédie comme un écrin de feuilles et d'arbres dans la douce lumière du printemps. Mention spécial au Français de Gemma qui donne des frissons avec cet accent Londonien sublime.

La folie. Plutôt le fou. De littérature. Luchini, comme un poisson dans l'eau lorsqu'il s'agit de citer des vers ou des passages d’œuvres qu'il chérit. Toujours drôle, touchant parfois mais surtout juste dans sa folie. Pas trop absurde, pas trop lisse pour autant. Puis cette fin, (Attention mini Spoiler de rien du tout) qui rend toute la crédibilité au film et à son déroulement avec l'arrivé des nouveaux voisins. (Fin du mini spoiler) Dérision de lui même, et en même temps des saillis comme on les aime, je vous laisse celle adressé à son fils à table lors du premier repas, un délice!

Alors oui, il faut peut être être amoureux de Gemma et de Luchini pour aimer ce film. Mais je ne pense pas, il suffit juste de voir cela comme une parabole de ce chacun peut vivre. Une vie banale, mais intéressante. Un peu comme Madame Bovary en somme.
Frusciendrix
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Créée

le 12 sept. 2014

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