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Une coproduction franco-britannique, réunissant Fabrice Luchini et Gemma Arterton, le tout adapté de la bande dessinée de Posy Simmonds, déjà auteure de Tamara Drewe, j'avoue que cela m'intriguais,...
Anne Fontaine a le chic pour réaliser des films qui mettent la femme toujours dans une position assez border-line...
Dans Perfect Mothers elle s'attaquait à des mères pas si parfaites qui entretenaient des relations avec le fils de l'autre...
Ici on assiste à la mise en image assez troublante du classique de la littérature qu'est Madame Bovary.
Troublant pour deux aspects ; tout d'abord à cause d'une histoire en apparence tranquille, en apparence sage et policée... bref un film qui joue la note de la comédie française, sur fond de choc des cultures ; le truc vu et revu.
Or ce n'est pas vraiment sur cet angle là qu'il faut selon moi "lire" ce film ; car la vision qui est donnée est tout à fait pessimiste (on ne révélera bien sûr pas le final, tout de même assez déroutant et cynique).
Car, à l'aide de travellings calculés, d'image distanciée, Anne Fontaine ajoute à son film tranquille une véritable atmosphère malsaine, quasi perverse. Peut être (surement) grâce au cocktail Gemma Arterton + Fabrice Luchini . Lui et sa gueule de chouette paumée, au regard aussi doux que pervers, elle et sa gueule d'ange, au regard malicieux et à la force érotique pudique.
Car le film entier, par le regard de Luchini et des autres acteurs est transcendé par cette force érotique quasi dérangeante qui n'explose qu'à de rares moments ; d'autant plus frustrant.
Mais troublant aussi car en se plongeant dans Madame Bovary, Anne Fontaine glisse des détails que seuls ceux qui connaissent l'oeuvre pourront déceler. On semble être face à une énigme dont les détails et autres références seraient autant de clés d'analyse du film.
Car enfin on le sait, et Flaubert l'a dit lui-même, confondre littérature et vie est le pire des péchés.
Et le tout se conclut sur cette dernière scène déroutante, à l'humour caustique, qui ne fait que souligner tristement ce dernier aspect...
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Créée
le 25 oct. 2015
Critique lue 308 fois
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le 1 oct. 2015
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SuivreOn dira ce qu'on voudra mais Anne Fontaine sait filmer les femmes. Les mettre en lumière, les sublimer, faire de la pellicule un écrin qui fait scintiller leur beauté, trouver le bon rayon de soleil...
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