Romantisme fatal et plénitude des sentiments

Cinglant échec critique et public à sa sortie en 1964, "Gertrud" est devenu depuis, via l'adoubement de la Nouvelle Vague et de quelques critiques officiels, un "chef d'oeuvre absolu" du Septième Art. On n'est pas obligé de partager totalement ce point de vue sur ce film très théâtral, à l'interprétation légèrement compassée, mais "Gertrud" impressionne durablement par sa ténacité à faire alterner romantisme fatal et plénitude des sentiments, le tout délivré avec un sens de l'abstraction très danois. La très belle dernière séquence, située sans transition 30 ans plus tard, électrise par le retour d'un expressionnisme typique des meilleurs films de Dreyer. [Critique écrite en 1983]

Créée

le 7 oct. 2016

Critique lue 282 fois

Eric-Jubilado

Écrit par

Critique lue 282 fois

1

D'autres avis sur Gertrud

Gertrud

Gertrud

8

JZD

le 8 mai 2013

Suivre

L'amour n'est pas tant que ça.

Dans Gertrud, en tout premier, il y a ce noir et blanc très gris ; une mollesse aristocrate s'étale sur le contraste, un brouillard gris pâle s'étend sur les sentiments de nos héros ; un avocat, un...

Gertrud

Gertrud

8

Sergent_Pepper

le 10 juin 2020

Suivre

Hôte d’amour

Epitaphe dans la douleur, Gertrud est un véritable traumatisme pour Dreyer. 10 ans après Ordet (séparé lui-même de plus d’une décennie de Jour de Colère), ce retour s’accompagne d’une hostilité...

Gertrud

Gertrud

10

Moizi

le 11 oct. 2015

Suivre

Amor Omni

Magnifique. C'est un film précieux que Gertrud, alors pas précieux au sens péjoratif du terme, mais précieux car rare, car fragile, c'est tout un équilibre qui ne tient que grâce à la maîtrise...

Du même critique

Je veux juste en finir

Je veux juste en finir

9

Eric-Jubilado

le 15 sept. 2020

Suivre

Scènes de la Vie Familiale

Cette chronique est basée sur ma propre interprétation du film de Charlie Kaufman, il est recommandé de ne pas la lire avant d'avoir vu le film, pour laisser à votre imagination et votre logique la...

Les Misérables

Les Misérables

7

Eric-Jubilado

le 29 nov. 2019

Suivre

Lâcheté et mensonges

Ce commentaire n'a pas pour ambition de juger des qualités cinématographiques du film de Ladj Ly, qui sont loin d'être négligeables : même si l'on peut tiquer devant un certain goût pour le...

1917

1917

5

Eric-Jubilado

le 15 janv. 2020

Suivre

Le travelling de Kapo (slight return), et autres considérations...

Il y a longtemps que les questions morales liées à la pratique de l'Art Cinématographique, chères à Bazin ou à Rivette, ont été passées par pertes et profits par l'industrie du divertissement qui...