Pascal Laugier est un cas particulier. Avant l'annonce de Ghostland, j'avais en tête un réal d'horreur que j'estimais bien, en particulier pour son Martyrs et son Saint Ange... Résultat, en checkant mes notes, je vois que j'ai mis 6 au premier et descendu de 7 à 5 le second... °_°
Alors, pour Martyrs, faut dire qu'il m'avait pas mal secouer en salle à sa sortie et que, malgré quelques défauts ressentis, j'avais salué la proposition totale de ciné (je viens d'ailleurs de rajouter une recommandation). Je ne l'ai pas revu depuis.
Pour Saint Ange, j'avais beaucoup aimé à l'époque l'ambiance et même Virginie Ledoyen pour qui je n'éprouve pas une folle passion, il faut bien le dire. Mais j'avais trouvé qu'il avait un peu vieilli à la revoyure il y a 2 ans.
Du coup, c'est marrant de constater la bonne impression qu'il me restait "de mémoire" de ce réal... bonne impression confirmée à l'occasion de la sortie de Ghostland.
On va évacuer tout de suite : Mylène Farmer est très bien dans ce film ! Beaucoup ont pouffé à l'annonce de sa participation, moi, je n'avais aucun à-priori et bien m'en a pris.
Ensuite, l'ambiance est excellente, bien oppressante (le capharnaüm de la maison est bien insupportable), pas trop de jump scare... La photo, le cadre, tout est léché, la gestion du danger à la limite du champs.
Les méchants sont charismatiques en diable (un François Hadji-Lazaro et un Marilyn Manson ^^).
Les actrices sont très convaincantes et bien sûr, le + de tout cela,
c'est la gestion des 2 réalités à des époques différentes. Cela n'est pas nouveau, évidemment mais c'est très bien géré, on croit à l'une, puis l'autre, et après, on ne sait plus que croire...
J'aime bien les films qui proposent des héros/héroïnes qui se perdent dans leur monde intérieur pour refuser le monde réel. Le plus souvent, ces films laissent planer le doute avec une fin ouverte et, du coup, c'est presque original d'avoir une fin non-ambiguë.
A noter un joli moment dans une scène toute bête (mais qui permet de clore définitivement toute ambiguïté),
le passage avec H.P. Lovecraft...
Et, de toutes façons, un film qui, dès son carton d'entrée, invoque le Maître, vaut déjà qu'on s'y intéresse !