24 années se sont écoulées depuis que nous avons laissé Maximus profiter tranquillement de ses champs de blé, et nous voilà donc avec un Ridley Scott qui ressort la légende en salle.
Je vais être direct, ça sentait pas le bon film du tout, une suite si longtemps après, j’ai déjà donné avec Tim Burton qui nous a déterré Beetljuice et là, Ridley ne révolutionne pas non plus l’idée. C’est clair qu’il a du talent, Gladiator II est un excellent péplum, un film à grand spectacle efficace et très bien monté; par contre, tout est dans le paraître, rien n’est dans l’être. Le scénario est d’un pauvre. Concrètement, on nous remet le premier film avec une couche de peinture neuve et vu que nous ne devons pas être les plus affûtés mentalement, régulièrement il nous est expliqué ce qu’il se passe parce que je suppose que la production a dû nous prendre pour des andouilles. Malgré les efforts affichés, le film tire en longueur et pourrait se permettre de raccourcir un peu l'épopée sans rien y perdre.
Malgré tout, comme je l’ai écrit juste avant, Ridley Scott est loin d’être un perdreau de l’année ou un réalisateur fainéant. Sa patte et son savoir-faire sont bien là, l’esthétique est belle, les scènes sont travaillées et le genre péplum est parfaitement respecté. Une petite chose en plus qui sauve aussi tout ça, une jolie triplette d’acteurs : Pascal - Washington - Quinn. Pedro Pascal, plus je le vois, plus je me dis qu’il est vraiment bon! Et qui peut porter la jupette cuir mieux que lui? Joseph Quinn, que je trouvais déjà fou dans Stranger Things, nous délivre ici une exécution de la folie aux petits oignons (son regard …). Quant à Denzel Washington, c’est simple, je ne l’ai jamais vu mauvais dans un film (au pire c’est le film qui est mauvais) et il déroule son talent sans prétention mais efficacité.
Ai-je passé un mauvais moment ? Non. Ai-je passé un aussi bon moment que pendant le premier ? Non plus. J’ai vu 2h30 de péplum, de bon péplum, avec ses hauts et ses bas; mais par contre, il n’aurait fallu aucun lien avec Gladiator. Cette suite n’est pas digne du premier, ce film aurait dû avoir son parcours seul dans son coin; peut-être que là, le regard aurait été moins sévère.