Cette suite inattendue s’avère bien plus intéressante et intelligente que le premier Gladiator dans son scénario et ses personnages, c’est bien dommage qu’elle ai tant de mal à s’en séparer et afficher une réelle singularité.
Là où le premier Gladiator n’était qu’une énième épopée vengeresse d’un homme très beaucoup gentil face au très vilain méchant empereur, ce second opus romp avec ce manichéisme en fournissant bien plus de nuances et de jeux de pouvoir au sein de Rome, notamment par le biais du personnage joué par Denzel Washington (meilleur perso du film).
Malheureusement Ridley Scott s’est senti obligé de reproduire la mise en scène grossière du premier volet, à base de ralentis à tout va ou de visions/flash-backs inutiles. Sans parler du "plot twist" cliché
du héros marginal venu d’ailleurs qui s’avère être le fils d’untel et donc l’élu !
Il a même été obligé de ressortir le thème principal de la BO d’Hans Zimmer tellement le score de cet opus ne propose rien.
Tout cela donne un rendu final extrêmement kitsch, avec en prime une fin risible à la morale niaise made in Hollywood. Désolé mais pour un réalisateur d’expérience et de renom comme Ridley Scott, ça ne passe pas.